Le problème, et je suis étonné qu’il ne figure pas dans la liste, c’est le pouvoir d’achat. Le but ultime pour un politique, c’est construire un environnement qui permette à la majorité des administrés d’accéder au bonheur. Ce dernier ne se commande pas, mais il naît le plus souvent d’un ensemble de circonstances qui permet d’y accéder. La première condition, c’est de ne pas être obsédé par la fin de mois, par le caddie de nourriture, par le loyer, les factures d’énergie et toutes les charges indispensables à la survie. Si l’on peut satisfaire ces besoins, on n’a plus la tête dans le guidon, on peut commencer à espérer et entrevoir une forme de bonheur.
Cahier de doléances · Autre sujet
Problème n° 3701
1 solution proposée
L'augmentation du pouvoir d'achat résulte d'une augmentation de la richesse du pays et d'une juste répartition de celle-ci, sans rien espérer du « ruissellement ». À long terme, c'est la réindustrialisation de la France, l'opposition de l'État à la vente à la découpe, quitte à aller jusqu'à la nationalisation, et l'opposition aux mesures européennes qui défavorisent notre économie. C'est investir dans ce qui s'appelait autrefois la recherche fondamentale pour aborder l'avenir avec des moyens. C'est revoir notre modèle agricole pour qu'il satisfasse, dans les meilleures conditions environnementales, à l'autosuffisance de notre alimentation, en permettant de rétribuer correctement le travail des agriculteurs. Cela nécessitera la refonte du système de distribution. Pour ce faire, il ne faudra pas hésiter à passer en force et à imposer une volonté politique. C'est, d'une manière générale, rééquilibrer les profits au bénéfice du travail et non sans cesse du capital. C'est réformer l'UE pour qu'elle soit plus démocratique et moins administrative et normative. Si ce n'est pas possible, chercher des partenaires partageant nos valeurs sans renoncer à nos particularismes et dans le respect des leurs. Sortir de l'UE ne doit pas être un but, mais ne doit pas être exclu.
À moyen et court terme, cesser les aides aux entreprises sans contrepartie, augmenter de façon significative la participation des salariés à la gestion et au bénéfice des entreprises, favoriser les augmentations de salaire et faire accepter, avec des moyens coercitifs si nécessaire, la diminution des dividendes. En contrepartie, aider, sous condition, les investissements et lutter contre la concurrence déloyale tout en favorisant la préférence nationale. Sortir du marché européen de l'énergie, faire profiter nos entreprises et les particuliers de la baisse des coûts de l'électricité et ne pas hésiter à faire un bras de fer avec l'UE.
L'État doit aussi montrer l'exemple en limitant les salaires des élus et des hauts fonctionnaires, même si ce n'est qu'une goutte d'eau. Il doit faire la chasse à tous les bidules inutiles qui drainent les subventions et majorent inutilement les dépenses. Il doit privilégier ses propres moyens d'étude au détriment des « bureaux » externes. Les cabinets ministériels doivent être construits pour favoriser le politique sur l'administratif. Les ministres doivent travailler dans leur ministère et ne pas être en perpétuel déplacement. Un ministre de la représentation d'État sera utile pour justement permettre aux autres de travailler à domicile. L'État doit aussi faire la chasse aux normes qui freinent le développement des entreprises, du commerce et des collectivités territoriales. Dans un premier temps, en attendant une réforme d'ampleur, les préfets pourraient nommer un « dérégulateur », homme de confiance, qui, sur sollicitation d'un tiers, se rendrait sur place pour juger de l'utilité ou non de l'application d'un règlement ou d'une norme qui freine un projet. S'il juge que l'application n'est pas souhaitable, il pourrait émettre un « arrêté de dérogation » pour permettre l'avancement du projet en question.
L'État doit reprendre au privé les domaines qu'il exploite et qui résultent au départ de l'investissement de l'argent public. Le plus connu est le secteur autoroutier. Faire payer le juste prix au péage, c'est augmenter le pouvoir d'achat.
Il y a plein d'autres leviers pour favoriser l'augmentation du pouvoir d'achat, mais ça ne se fera pas sans grincements de dents. Pour mener à bien cette tâche, il faut l'acceptation de l'effort par la majorité du peuple, car c'est lui qui agit par l'intermédiaire de l'État. Donc des référendums sont nécessaires.
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