Je pense à la LGV Bordeaux–Toulouse. Le Conseil national de la protection de la nature a rendu un avis défavorable. L'Autorité environnementale a jugé l'étude d'impact incomplète. Plus de 200 élus ont demandé une pause. Des alternatives existent : moderniser les lignes existantes, investir dans le train du quotidien. Et pourtant, deux préfets ont signé, et le chantier avance.
On mobilise des gendarmes pour protéger des bulldozers. Ils ont mieux à faire.
Pendant ce temps, l'essence devient inabordable. Et ceux qui vivent à la campagne, souvent les plus modestes, auraient eu besoin de petites lignes vivantes bien plus que de gagner une heure entre Paris et Toulouse.
On met des milliards dans une ligne pour quelques-uns, quand le train de tous les jours se dégrade.
Ça me choque profondément.