Restaurer l'autorité des enseignants
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 389
3 solutions proposées
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Partager et faire accepter aux parents et aux élèves une charte des droits et obligations des élèves. Et prévoir pour chaque obligation non respectée des échelles de sanctions et s’y tenir (proviseur et enseignants).
Pourquoi ne pas récompenser en fin d’année ou de trimestre/ semestre une classe qui se serait bien comportée dans toutes les matières par une sortie (musée, théâtre, ferme, entreprise, découverte d une ville…)
Partager et faire accepter aux parents et aux élèves une charte des droits et obligations des élèves. Et prévoir pour chaque obligation non respectée des échelles de sanctions et s’y tenir (proviseur et enseignants).
Pourquoi ne pas récompenser en fin d’année ou de trimestre/ semestre une classe qui se serait bien comportée dans toutes les matières par une sortie (musée, théâtre, ferme, entreprise, découverte d une ville…)
C'est un sujet très compliqué, car l'autorité des personnels éducatifs est l'ombre portée de celle des familles, de la société et, plus généralement, de l'État. Je dirais que si c'est logique pour l'État et les familles, alors cela le sera comme une évidence pour la société et les personnels éducatifs. Il ne faut pas inverser les « responsabilités » : l'école ne peut pas tout, et en particulier combler les lacunes des parents et d'une société en déliquescence qui a tourné le dos à l'autorité. Nous souffrons collectivement et individuellement d'un manque de verticalité ! Peut-être aussi d'une mauvaise interprétation du concept d'autorité (cf. M. Serres, remarquable dans une vidéo accessible sur YouTube).
Je ne crois pas aux chartes qui n'engagent que ceux qui y croient. Nous avons multiplié les chartes dans nos institutions publiques sans que cela change quoi que ce soit. Les sanctions existent, mais elles sont contestées, y compris devant la justice, par les familles ! Et puis on confond les obligations scolaire et d'instruction. L'école n'est pas obligatoire, mais l'instruction, oui. Il faut faire comprendre que pouvoir être en cours, avec ses camarades, etc., c'est un droit et non un devoir. J'entends les jeunes dire que le confinement les a privés de quelque chose : banco ! Si c'est une chance d'être en cours, on la préserve. Là, il va falloir avoir un dialogue plus clair avec les familles et la société. Je comprends bien qu'on préfère garder les enfants à l'école quand on est parent... Alors qu'ils fassent preuve... d'autorité. Lorsqu'un conseil de discipline renvoie un élève, l'institution oblige les établissements voisins à le prendre en charge... où, d'ailleurs, rien n'est réglé pour cet élève. Ne faudrait-il pas revenir sur cette pratique ?
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