Il n'y a pas un problème particulier qui me concerne personnellement ; c'est plutôt un constat : pourquoi vote-t-on des lois ? Pourquoi élaborons-nous des codes (civil ou autres) si on ne les applique pas ? Les peines sont allégées et souvent même pas appliquées, avec pour conséquence un sentiment d'impunité pour les coupables qui souvent récidivent, la peur des victimes qui croisent chaque jour leur bourreau et des forces de l'ordre découragées de voir libérés ceux qu'elles ont eu tant de mal à arrêter.
La politique de l'indulgence et du pardon a atteint ses limites. Les coupables doivent être punis de peines exemplaires ; ils doivent être incarcérés, sinon le service public de la « justice » doit être débaptisé. Il faut plus de places en prison, et pour cela en construire de nouvelles. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'argent. La France est tellement endettée qu'à quoi bon proposer des solutions aux problèmes puisqu'elles nécessitent inévitablement des ressources financières qu'on n'a pas ? Ce n'est pas à moi de dire au gouvernement comment réduire la dette, surtout que chaque fois qu'il propose des pistes, cela consiste surtout à augmenter les recettes en taxant les Français et non pas à générer des économies sur le fonctionnement des institutions.
Et puis, nos enfants sont ce que nous avons de plus précieux. Nous devons les protéger ; ils sont notre avenir : comment la justice peut-elle laisser en souffrance des dossiers qui concernent des maltraitances faites aux enfants ? Pourquoi en arrive-t-on à laisser libre un violeur d'enfant qui récidive et tue ? Le système judiciaire est responsable de la mort de la petite Liana : a-t-il été sanctionné ?