Délinquance des jeunes : réapprendre le cadre, le collectif et la responsabilité
La délinquance des jeunes, particulièrement masculine, interroge notre capacité à transmettre des limites, à canaliser les pulsions et à donner un cadre structurant. Au nom de la liberté individuelle, nous avons peut-être oublié que l’autorité, la discipline et le sentiment d’appartenance sont aussi essentiels pour se construire.
Le service militaire apportait bien davantage qu’une formation : il réunissait des jeunes de toutes origines et de tous milieux sociaux, les plaçait sur un pied d’égalité et leur transmettait le sens du collectif, la fierté d’appartenir à un pays et de servir une cause commune. Aujourd’hui, alors que les repères collectifs s’effacent, les jeunes cherchent ailleurs des appartenances. Ne devrions-nous pas leur redonner la possibilité de se sentir membres d’une communauté nationale, avec des droits, mais aussi des devoirs ?
comment demander à des jeunes de respecter une société s’ils ne se sentent pas eux-mêmes appartenir à cette société ? Le service pourrait justement leur permettre de retrouver cette place, non seulement en recevant, mais aussi en donnant et en contribuant.