La recherche sur l’efficacité du cannabis thérapeutique a l’air de faire ses preuves pour certaines maladies à traiter et à soulager. Le projet « de la graine au médicament » doit être soutenu et surveillé.
Si l’accord du médicament arrive, il ne faudrait pas que notre agriculture française ne puisse pas être le premier maillon de la production de cette matière première. Faire venir la plante thérapeutique du Canada ou du Maroc serait un comble.
Au 11 octobre 2026, le projet français est dans une situation paradoxale : le cadre législatif est posé, l’expérimentation a produit des données et des industriels se sont préparés, mais l’accès généralisé aux traitements reste suspendu aux textes d’application et à l’évaluation de la HAS.
Pour suivre l’évolution, les deux sources les plus utiles sont le dossier cannabis médical de l’ANSM et la fiche officielle Service-Public sur le cannabis thérapeutique.
Les trois points faibles du projet : les retards réglementaires, l’absence d’accès pour de nouveaux patients et l’incertitude sur le calendrier industriel.
Action utile cette semaine : surveiller la publication des décrets au Journal officiel et l’avis de la HAS, qui sont les deux jalons déterminants pour la suite.