Il manque des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) dans les établissements scolaires. Faute d’un accompagnement suffisant et adapté à leurs besoins, certains élèves ne peuvent pas suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Cette situation fragilise leurs apprentissages, leur autonomie et leur inclusion. Elle met également les familles et les équipes éducatives en difficulté. L’accès à l’école ne devrait pas dépendre de la disponibilité d’un accompagnant.
Cahier de doléances · Handicap
Problème n° 40
2 solutions proposées
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En parallèle, il serait indispensable de créer des structures d'accueil spécifiques, car l'inclusion en classe ordinaire comporte ses limites, même si elle est souhaitable.
En tant que psychologue scolaire, j'ai pu observer de jeunes enfants autistes en maternelle qui étaient accompagnés par des personnes non formées. Les enfants et leurs accompagnants passaient leur temps dans les couloirs, l'une tentant vainement de canaliser l'autre.
3 axes principaux pour résoudre cette situation, selon moi :
1/ Revaloriser le statut d'AESH
- Revaloriser les salaires et les conditions de travail (moyens humains/matériels, temps de travail, offre de formation...).
- Reconnaître leur pleine utilité et la nécessité de leurs fonctions pour le fonctionnement de l'école républicaine.
- En bref, rendre la profession attractive à l'échelle nationale.
2/ Proposer un meilleur parcours d'insertion et de formation
- Les AESH sont aujourd'hui formées pendant leur 1re année d'exercice sur une base de 60 h.
- Prendre le temps de mieux les former, et notamment de les former en amont, doit permettre d'améliorer la prise en charge interne des enfants en situation de handicap.
- L'insertion mérite également d'être renforcée à travers un meilleur accompagnement des services pendant les premières années d'exercice.
3/ Améliorer la coordination entre les différents acteurs (MDPH, services académiques, PAS et établissements scolaires)
- Il y a de plus en plus de dysfonctionnements en raison d'une mauvaise communication ou d'une mauvaise compréhension entre les acteurs qui traitent de l'inclusion scolaire et de l'affectation des AESH.
- Un module de formation et d'information sur le sujet pourrait permettre une meilleure coordination entre ces interlocuteurs.
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