Rupture du lien nationalité-citoyenneté : Droit de vote accordé aux étrangers et éligibilité au élections municipales (ressortissants UE ou non UE). Citoyenneté française et nationalité ne sont plus indivisibles et consubstantielles...(conséquences de 2 révisions de la constitution). Résultat : on aboutit à deux citoyens : des citoyens de première classe ayant tous les droits conférés par la nationalité et des citoyens de seconde classe... Si la première révision constitutionnelle a conféré une contrepartie (vote aux élections municipales pour les étrangers des pays de l'UE), je ne suis pas certain que cette contrepartie existe avec les pays des étrangers hors UE. C'est avec ce genre de tripatouillage de la constitution qu'on arrive à déconsidérer la citoyenneté et que l'on dévalorise son lien avec la nationalité. Mais enfin ! A quoi cela sert-il d'avoir la nationalité ? Si la citoyenneté n'est plus strictement reliée à la nationalité, alors c'est qu'il n'y a plus de nation. Qu'est-ce qui nous garantit que demain ce droit de vote accordé aux étrangers pour des élections "mineures" ne sera pas étendu aux élections majeures du pays avec à la clef la constitution d'une "5ème colonne électorale" ? EX : Le candidat au patronyme finissant en "nian" à l'élection municipale d'une ville anciennement peuplée de français descendants d'immigrés arméniens installés au début du XXe s. dans une commune de l'est lyonnais ou de la vallée du Rhône et PARFAITEMENT intégrés depuis près d'un siècle pourrait se retrouver barré à l'accès de la mairie suite au suffrage des immigrés turcs qui n'ont pas la nationalité française et pour lesquels le président de la Turquie -hostile à la France aurait donné des consignes de vote...
Cahier de doléances · Démocratie
Problème n° 4154
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