Notre système de vote actuel est aberrant.
Tous les cinq ans, nous devons élire la personne qui sera à la tête du pouvoir EXÉCUTIF, alors que l’ensemble des candidats font campagne en défendant un programme LÉGISLATIF.
De plus, les candidats se positionnent sur une multitude de sujets : ils doivent donner leur avis sur la défense, l’économie, l’éducation, l’immigration, l’environnement, etc. Les candidatures se résument donc à une synthèse de propositions vagues dans chaque domaine. Cela contraint les électeurs à réaliser une sorte de bingo électoral en votant pour le candidat qui coche le plus de cases, sans avoir la certitude que les propositions pour lesquelles ils votent seront prioritaires.
En somme, cela crée des débats d’idées stériles entre des candidats qui énumèrent des poncifs et des éléments de langage pour attirer la sympathie d’un électorat précis, sans jamais entrer dans le détail de leurs propositions. L’exemple le plus frappant est la campagne d’Emmanuel Macron en 2017, au cours de laquelle il changeait d’avis d’un meeting à l’autre, en fonction du public auquel il s’adressait.
C’est un changement progressif qui a eu lieu au fil des décennies et qui va indéniablement s’aggraver. La solution doit sûrement passer par davantage de démocratie participative.