Économie — Les plateformes prélèvent une part de chaque vente, et cette valeur quitte nos territoires
Le problème :
Dans mon département comme partout en France, restaurateurs, hébergeurs, commerçants et chauffeurs doivent passer par quelques grandes plateformes numériques pour être visibles. Depuis une dizaine d’années, elles prélèvent entre 15 et 30 % de chaque vente : 25 à 30 % d’une commande de repas livrée, environ 15 % d’un séjour réservé en location de vacances, désormais souvent entièrement à la charge de l’hôte. Cette commission n’est pas négociée, elle est subie : là où sont les clients, il faut être. Elle est facturée depuis l’Irlande ou les Pays-Bas et ne finance ni emploi, ni investissement, ni impôt dans les territoires où la valeur est créée. Le client appartient à la plateforme : nous ne pouvons ni le fidéliser ni le recontacter. Nous portons les normes, les risques et les emplois ; d’autres captent la marge.