Notre système hospitalier et de santé commence à affronter des bactéries ultrarésistantes pour lesquelles l’amputation d’un membre est une finitude. L’abus d’antibiotiques, au fil des ans, a renforcé les microbes et la science produit moins rapidement de nouveaux remèdes que la mutation bactériologique. On risque, d’ici quelques décennies, de ne plus pouvoir lutter.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 4276
1 solution proposée
Sur le court terme, contrôler l’utilisation des antibiotiques par le grand public (le sensibiliser aussi), afin de réduire la possibilité d’un renforcement bactériologique. Cela permettrait aux hôpitaux de conserver plus d’antibiotiques radicaux.
Sur le long terme, mener une politique de santé publique et de recherches autour des bactériophages. Cela fait plus d’une décennie qu’on a découvert des bactéries inoffensives pour les êtres vivants, qui mangent les bactéries nocives. À l’étude, elles révèlent des espérances d’avenir pour lutter contre la résistance des bactéries. Pourquoi ? Parce qu’une bactérie doit choisir entre renforcer sa résistance chimique, ou sa résistance aux bactériophages ; une mutation pour l’un annule d’anciennes mutations pour l’autre, elles ne peuvent muter en faveur d’une double résistance.
D’une pierre deux coups, si la France développe des brevets dans ce domaine, elle pourrait constituer une économie pharmacologique durable qui l’enrichirait de multiples façons.
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