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Cahier de doléances · Jeunesse

Problème n° 4278

Combien de parents mettent dans les mains d’un bébé une tablette et TikTok pour l’apaiser ? Combien de parents, pleins de bonne volonté, croient que YouTube Kids éduque leurs enfants ? Combien de parents cuisinent chaque soir à leur enfant des coquillettes-jambon-beurre parce qu’ils croient que c’est nourrissant ? Combien de parents ignorent qu’il faut, à partir d’un certain âge, laisser son bébé pleurer un peu pour qu’il s’endorme (mais max 5 minutes, si plus, alors il faut intervenir) ? La vie moderne a isolé les nouveaux parents, les confinant à leur simple intuition, et la multiplication des « pédagogies modernes » a embrouillé tout le monde : combien de parents engagent, pleins de bonne volonté, une éducation pour enfants-rois, ou à l’inverse, une sévérité radicale qui occasionne des souffrances sourdes ? À l’heure où les études en comportement insistent sur l’importance des relations parents-enfants dans la construction de son identité, il serait peut-être important de donner un permis de parentalité. A minima, imposer des cours ou une formation aux parents.

Depuis Hérault (34) · 12 octobre

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Solution n° 4279Niveau : État

Ce permis de parentalité pourrait être l’occasion pour l’État de renforcer le bonheur de sa population en accroissant sa connaissance de ses besoins primaires :

Par exemple, un cours sur la nutrition permettrait aux adultes de découvrir que manger des pâtes tous les jours n’est pas bon. C’est l’alimentation de l’enfant et aussi de ses parents, et par ricochet les autres, qui se responsabilisent.
On pourrait dépister plus rapidement les dys-, les autismes, etc., et cette prise en charge codifiée et sécurisée permettrait aux parents d’éviter de faire du déni.
Ces formations inhiberaient l’addiction aux écrans, induite par la précocité de ce comportement, car elles donneraient aux parents des savoirs. « Remplacez les écrans par un livre d’images, lisez une histoire le soir à vos enfants. » Ce serait l’occasion d’offrir un livre à chaque parent lors de leur passage.
Des parents qui auraient des difficultés à parler français, ou qui auraient des lacunes dans l’éducation primaire, seraient repérés et on pourrait leur proposer des cours pour adultes, dans la perspective que ce gain leur permettra d’aider plus tard leurs enfants pour leurs devoirs.
Une telle proposition offre tant de possibilités ! Mais la plus importante, c’est qu’elle expliquerait que le rôle du parent, plus que subvenir aux besoins matériels de son enfant, c’est de subvenir à son besoin d’affection, d’amour et d’estime de soi. Sur le long terme, on obtient une jeunesse plus confiante, plus aimée, moins de cas sociaux.

Depuis Hérault (34) · 12 octobre

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