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Cahier de doléances · Sécurité

Problème n° 434

La France a laissé prospérer le narcotrafic, qui gangrène aujourd'hui toutes nos villes et nos cités.

Depuis Essonne (91) · 4 octobre

4 solutions proposées

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Solution n° 1098Préférée des inscritsNiveau : État

Je pense que nous devrions déplacer la lutte contre les stupéfiants vers la responsabilité.
Je suis opposé aux drogues. Mais nous devons regarder les résultats de la prohibition. Les stupéfiants restent faciles d’accès et le narcotrafic en tire une puissance considérable. Je me demande donc si nous ne devrions pas changer de méthode sans changer d’objectif : protéger la population, surtout les plus jeunes.
Nous pourrions expérimenter une dépénalisation de l’usage adulte, avec un marché légal très encadré pour le cannabis et, plus prudemment, pour la cocaïne. Les produits seraient vendus dans des établissements agréés et tracés. Chaque achat serait enregistré sous un identifiant pseudonymisé. Le don, la revente ou la cession resteraient interdits. Lors d’un contrôle autorisé, l’absence d’un achat correspondant signalerait un produit clandestin.
Mais le cœur de ma proposition est ailleurs : je voudrais rendre la consommation récente de stupéfiants incompatible avec la vie professionnelle.
Aujourd’hui, celui qui consomme peut surtout craindre un contrôle de police. Je pense qu’un risque professionnel immédiat pourrait être beaucoup plus dissuasif. Un résultat positif au travail pourrait entraîner, selon des règles fixées à l’avance, un retrait temporaire de fonctions, une suspension, une sanction disciplinaire et, si la gravité le justifie, un licenciement.
Pour les professions soumises à un code de déontologie, celui-ci préciserait les règles applicables. Pour les autres métiers, chaque entreprise devrait inscrire dans son règlement les substances recherchées, les modalités des contrôles, leurs conséquences et les voies de contestation.
Les contrôles devraient concerner tous les salariés de l’entreprise, jamais quelques personnes choisies au hasard. Le hasard porterait uniquement sur le jour. Je propose qu’une campagne ait lieu au minimum une fois par semaine. Le jour serait imprévisible, mais tous les salariés seraient alors testés selon les mêmes règles. Une entreprise pourrait en organiser davantage, sans plafond.
Cette obligation serait elle-même contrôlée. L’État vérifierait que chaque entreprise réalise les campagnes prévues, qu’elles concernent tous les salariés, respectent la fréquence minimale et les garanties prévues. Une entreprise qui ne remplirait pas cette obligation pourrait être sanctionnée. Le salarié ne se demanderait donc pas s’il sera contrôlé : il saurait qu’il le sera. La seule incertitude serait de savoir quand.
Il faudrait aussi choisir les tests et leurs seuils pour rechercher ce que nous voulons empêcher : une consommation suffisamment récente pour être incompatible avec le travail, et non surveiller la vie privée plusieurs jours auparavant.
Pour le cannabis, le test salivaire recherche surtout une consommation récente. L’objectif serait de rendre incompatible avec le travail une consommation pendant la journée professionnelle ou dans les heures qui la précèdent, sans rechercher une consommation ancienne lorsqu’elle n’est plus détectable. Pour la cocaïne, la détection salivaire peut persister plusieurs heures et approcher une journée : celui qui consomme pendant sa semaine de travail saurait qu’il peut encore être positif le lendemain. Une consommation suffisamment éloignée de la reprise pour ne plus être détectée resterait hors du contrôle.
Un test positif ne signifie pas nécessairement que la personne est encore sous l’emprise du produit. Il établit une consommation récente. Mais je pense que nous pouvons décider que cette consommation récente est, en elle-même, incompatible avec l’exercice professionnel. Toute sanction importante devrait reposer sur un résultat confirmé et pouvoir être contestée.
À l’école, je serais beaucoup plus prudent. Je ne proposerais pas de dépistage chez les jeunes enfants. À partir de seize ans, des contrôles pourraient être envisagés en cas de suspicion ou lors d’actions ciblées. Un premier résultat positif devrait conduire à informer les parents, proposer une évaluation sanitaire et une réponse éducative. La répétition pourrait entraîner des mesures disciplinaires graduées. En revanche, vendre ou fournir des stupéfiants à d’autres élèves devrait appeler une réponse beaucoup plus ferme.
Je ne propose donc pas de banaliser la drogue, mais de déplacer la dissuasion : moins de moyens contre l’adulte qui consomme sans mettre autrui en danger ; beaucoup plus contre le trafic, le marché clandestin et les situations où la consommation engage les autres.
Aujourd’hui, celui qui consomme peut se dire : « je risque surtout quelque chose si la police me contrôle ». Je voudrais qu’il doive aussi se dire : « si je me drogue pendant ma semaine de travail, je peux être contrôlé demain et perdre mon emploi ».
Je crois que cette conséquence peut être beaucoup plus dissuasive que le seul risque pénal. L’objectif n’est pas de surveiller la vie privée. Il est de faire sortir les stupéfiants du monde du travail et de réduire leurs conséquences sur la société.

Depuis Paris (75) · 5 octobre
Solution n° 435Niveau : État

Mettre en place un vrai plan de lutte contre le narcotrafic.
Interdire tous les chiens d'attaque, qui ne servent QU'au trafic de drogue et aux commerces illicites.

Depuis Essonne (91) · 4 octobre
Solution n° 857Niveau : État

Commencer par fermer toutes les épiceries, kebabs et barbiers qui servent à blanchir l'argent de la drogue.
Saisir et vendre immédiatement les biens (voitures, immobilier, bijoux, etc.), avant même que le jugement soit prononcé. Cet argent servirait à financer la lutte contre la drogue et donnerait plus de moyens aux services et aux enquêteurs.

Depuis Manche (50) · 5 octobre
Solution n° 1521Niveau : État

Il est temps que les gens se responsabilisent. On veut de la sécurité, plus de narcotrafiquants, que les jeunes soient en sécurité et ne tombent pas dans la drogue.
Mais on veut bien fumer son pétard récréatif le soir et les week-ends.
Alors vous êtes responsables.

Trouver des sanctions fortes et des accompagnements pour les consommateurs.

Plus de consommateurs, plus de commerce de drogue.

Depuis Gard (30) · 6 octobre

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