L’Assemblée nationale est remplie de députés dont partie non négligeable répond à une logique de parti au détriment de l’intérêt général. En faisant mon droit, j’ai appris que la démocratie est le moins pire des systèmes car elle ne repose que sur un compromis. S’il était envisageable de faire société à l’époque post-révolutionnaire du fait de la petitesse (relative) du nombre de votants admis, elle se complexifie à l’ère de notre temps du fait du nombre. L’on peine déjà à se mettre d’accord autour du gigot à Noël, imaginons avec l’ensemble du peuple de France… Cependant, faire société n’est pas une option. Et le vote est le moyen le plus juste d’y parvenir, à condition que celui-ci soit réellement intéressé au sujet. Cela arrive encore parfois mais trop peu. Pour avoir eu cette expérience politique d’une campagne, il n’est jamais question que de répartition de sièges, jamais de débat de fond. L’élection politique ne doit pas être un moyen d’enrichissement personnel ni une carrière. Cela suffit. Et c’est identique avec les membres du Sénat. L’abolition des privilèges doit trouver son apogée une bonne fois pour toutes avec la classe politique.
Cahier de doléances · Institutions
Problème n° 4369
1 solution proposée
Une piste pourrait être une assemblée volante/tournante qui ne permettrait de fixer aucun avantage à long terme si ce n’est le fait d’être citoyen. Elle pourrait se composer de l’ensemble des professions et couches sociales qui composent notre société, de la métropole et des DROM. Elle serait plurielle car une thématique, aussi pointue soit-elle, est nécessairement transverse dans ses conséquences. Des membres du foyer familial au dirigeant d’une multinationale, aucun avis ne pèse plus que l’autre quand il s’agit de voter pour ou contre la diffusion d’un pesticide. Le vote est toujours un dilemme et il doit être éclairé. C’était l’origine de l’éducation populaire. Le temps des débats stériles à l’assemblée pourrait être occupé par la diffusion d’éclairages scientifiques/techniques exhaustifs et indépendants à l’endroit des citoyens et spécifiquement des membres de l’assemblée qui voteront. Je crois fermement au bon sens paysan, au bon sens des hommes et des femmes qui n’aspirent qu’à une seule et même chose, vivre et faire vivre les leurs le mieux et plus longtemps possible. Cela demande évidemment de reprendre les clés du camion de l’information aux mains des milliardaires pour faire taire la désinformation. Une telle assemblée où chaque citoyen-ne pourrait siéger au cours de sa vie redonnerait du sens à l’engagement. Car la politique, ce n’est que l’organisation de la vie de la cité. Rien de plus, rien de moins.
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