Objectif : faciliter la croissance de PME viables grâce à des financements de long terme, avec partage du risque et discipline économique.
Ce qui existe : Bpifrance, ses fonds partenaires, les fonds régionaux, prêts et garanties interviennent déjà. La proposition organise leur complémentarité et fusionne les petits véhicules publics dont les mandats se recouvrent.
Actions :
• Établir un plan unique associant fonds propres, crédit et trésorerie. Un seul chef de file public coordonne les financeurs ; l’entreprise ne refait pas le même diagnostic.
• Regrouper les mandats trop petits ou redondants en préservant la connaissance territoriale, après comparaison des coûts de gestion.
• Réserver l’intervention aux projets présentant un financement mal couvert et des perspectives commerciales crédibles.
• Privilégier les participations minoritaires et des horizons adaptés, souvent de sept à dix ans pour l’industrie.
• Négocier gouvernance, stratégie productive et conditions de sortie dès l’entrée. Ne pas garantir le rendement privé ni financer un rachat artificiellement surévalué.
• Mobiliser volontairement l’épargne longue et les investisseurs privés dans des véhicules existants, avec information claire sur l’illiquidité et le risque de perte.
Chiffrage et financement : sur une première cohorte de 200 entreprises, viser en moyenne trois euros privés pour un euro public lorsque le risque le permet. À titre d’illustration, 100 millions publics associés à 300 millions privés représentent 400 millions investis ; le ratio n’est pas garanti.
Utiliser prioritairement les enveloppes de fonds existants redéployées. Tout apport supplémentaire exige une décision budgétaire explicite. Une participation est un actif risqué et un besoin de financement, pas automatiquement une subvention consommée. Suivre séparément pertes, frais et garanties.
Responsabilités : État et régions harmonisent les mandats ; Bpifrance et les gestionnaires sélectionnent selon des critères professionnels. Les collectivités accompagnent sites et services sans décider de la rentabilité financière des dossiers.
Bénéfices et suivi : davantage d’entreprises capables d’investir, d’exporter et de maintenir un centre de décision. Mesurer croissance productive, emplois, capitaux privés additionnels, frais, pertes et valeur des participations.