Pour illustrer le problème, supposons : un salarié de 62 ans qui part en retraite à taux plein après 42 ans de cotisation a une espérance de vie de 20 ans. Un autre salarié qui, à 62 ans, n’a pas toutes ses années et qui bosse jusqu’à 64 ans a une espérance de vie une fois à la retraite de 18 ans. Ainsi, globalement, sur toute la durée de la retraite (sans compter les frais médicaux), le salarié qui a pu partir en retraite à 62 ans touchera 20 unités, celui qui est parti à 64 ans, 18. Ça fait 10 % d’écart.
Cela, c’est aussi sans compter que ceux qui ont les plus hauts revenus ont des espérances de vie bien plus élevées que ceux qui ont des bas revenus. En somme, les pauvres paient pour la retraite des riches.
La solution serait :
- une prise en compte de l’espérance de vie au moment du départ en retraite (revenus « cotisés », âge)
- une pension de retraite qui décroîtrait d’environ 2 % avec le nombre d’années passées à la retraite, ceci jusqu’à un plafond d’environ 1 700 € par mois.
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 4613
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