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Cahier de doléances · Médias

Problème n° 462

Bonjour,
Mes parents vivent dans un petit village de 200 habitants dans le 65, où la moyenne d'âge est bien avancée. Il n'y a aucune personne immigrée, pas de délinquance. Les sujets qui reviennent sans cesse sont les problèmes que vivent les gens dans les grandes villes (drogues, délinquance, éducation, etc.). À mon sens, c'est à cause des chaînes en continu qui diffusent ce genre d'informations et sont orientées politiquement. Bilan : l'extrême droite est plus que majoritaire à chaque vote, alors que localement, rien ne le justifie.

Depuis Pyrénées-Atlantiques (64) · 4 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 999Niveau : État

1- REVOIR LA LOI OBSOLÈTE DE 1986 RELATIVE À LA CONCENTRATION DES MÉDIAS
2- APPLICATION STRICTE PAR L'ARCOM DES TEXTES DE LOI ET DES CONVENTIONS AVEC LES DIFFUSEURS (RESPECT ABSOLU DU CONTRADICTOIRE)
3- AÉRER LES TRANCHES D'INFORMATION POUR CASSER LES DIFFUSIONS EN BOUCLE

1-
Aujourd'hui, les grands groupes médiatiques appartiennent à 22 propriétaires, dont 9 sont parmi les 30 plus grandes fortunes françaises, selon la carte mise à jour : https://www.acrimed.org/Medias-francais-qui-possede-quoi
La presse et les médias sont depuis toujours des leviers de pouvoir au service des politiques (tous bords politiques confondus).
L'orientation politique des médias de certains groupes n'est plus à démontrer (TF1, Bolloré…).
Certains propriétaires, comme Matthieu Pigasse, annoncent d'ailleurs clairement leurs objectifs (Radio Nova).

Plus largement, cette concentration participe donc au façonnement de l'état d'esprit de la société civile par l'utilisation d'éléments de langage choisis : « charges salariales / patronales » au lieu de « cotisations salariales / patronales ». Elle participe à l'installation de doxas économiques dont toute tentative de contestation par des personnes extérieures à l'oligarchie est rendue très difficile.
Il suffit de voir comment les médias privés ont globalement réagi négativement à la proposition de taxe Zucman ou comment la dette publique est instrumentalisée pour défendre des intérêts partisans.

C'est également ce qui a poussé le Kremlin à créer Russia Today en France ou, à l'inverse, la France à créer France 24 à l'étranger.
Faire transfuser les idées du pouvoir d'un pays dans les opinions publiques étrangères.

Les journalistes ont beau faire valoir une indépendance (toute relative), ils sont supervisés par des rédacteurs en chef qui le sont également. L'orientation décidée par le propriétaire est évidemment la ligne directrice pour toute la hiérarchie, qui souhaite naturellement grimper par le jeu des nominations / promotions.
Ce phénomène est aussi vrai dans le public que dans le privé.

Il est donc essentiel de revoir intégralement la loi de 1986.

2-
Le Conseil d'État indique : « L'Arcom n'interdit pas l'expression d'avis tranchés ou de théories minoritaires, mais elle impose contractuellement aux chaînes de garantir une contradiction suffisante pour éviter que l'antenne ne devienne un espace de pensée unique. »
Il est nécessaire d'amplifier cette obligation dans tous les médias, publics comme privés, dans le temps T (pas uniquement de manière globale).

Rendre obligatoire la confrontation d'idées au temps T par la présence simultanée de deux invités ayant des idées opposées et des arguments contradictoires à faire valoir.
Interdire l'invité « référent » qui délivrera invariablement le même courant de pensée à chacune de ses interventions.
Hier, BFM TV n'aurait pas dû pouvoir questionner un invité « référent » sur la crise des lycées sans avoir face à lui un autre invité dont la lecture politique est différente.
Et, d'une manière générale, imposer la diversité dans le nombre et l'origine des « consultants / spécialistes récurrents » amenés à s'exprimer et sortir d'un « entre-soi » idéologique.

3-
Il est, enfin, nécessaire d'AÉRER les tranches d'information pour casser l'effet qui tend à imposer une idée en martelant toute la journée la même vision ou en multidiffusant les mêmes images.
Même lorsqu'une actualité est prépondérante, elle ne doit pas éclipser les autres sujets…
Une actualité ne devrait jamais monopoliser l'antenne plus de 10 min / 15, 20 min / 30, 40 min / 60 d'information pure (publicité évidemment non comprise dans cette limitation).
Les gouvernements allument parfois des contre-feux pour masquer certaines actualités à leur désavantage… Cette règle permettrait aussi de limiter l'effet de ces contre-feux.

Depuis Nord (59) · 5 octobre
Solution n° 2049Niveau : entreprises

Le problème vient également de l’abandon des services dans les campagnes, qui limite le champ de vision des habitants sortis du monde du travail à ce qu’ils voient à la télé. Recréer une vie associative n’est pas simple, mais les chaînes de FranceTV pourraient produire des programmes plus adaptés aux goûts des personnes âgées, qui sont souvent invisibilisées (comme les actrices, d’ailleurs, lorsqu’elles sont jugées trop vieilles et ne représentent donc plus les téléspectatrices). Pourtant, ce sont elles qui regardent beaucoup la télé et peu ou pas les réseaux.

Depuis Haute-Loire (43) · 6 octobre

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