Un homme d’État est celui qui pense aux générations futures, et un homme politique est celui qui pense aux prochaines élections (Abraham Lincoln)
Constat
Le passage du septennat au quinquennat répondait au besoin d’une démocratie moderne, vivante et en mouvement. Que reste-t-il après 23 ans de quinquennat : immobilisme, instabilité et politique électoraliste. Et la France dans tout ça ? Car en effet, plus les mandats sont courts, plus la portée des décisions prises est étroite, plus le risque d’immobilisme est grand et plus la vision s’assombrit.
Le président de la République doit rester le garant de la France, de ses libertés, de son passé et de son avenir. « Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut pas savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir » (Otto von Bismarck). Pour cela, le président de la République doit en permanence voir loin, insuffler un avenir fort et radieux et prendre les mesures aujourd’hui qui porteront leurs fruits demain.
Quel est ou quels sont les futurs que nous ont proposés nos dirigeants depuis 20 ans ?
Pas grand-chose… Nos présidents successifs se sont contentés d’être des gérants de la vie quotidienne des Français et des évènements et autres catastrophes. Le rôle du président de la République n’est pas d’être en réaction.
« Qu’il existe, au-dessus des luttes politiques, un arbitre national, élu par les citoyens qui détiennent un mandat public, chargé d’assurer le fonctionnement régulier des institutions, ayant le droit de recourir au jugement du peuple souverain, répondant, en cas d’extrême péril, de l’indépendance, de l’honneur, de l’intégrité de la France et du salut de la République » (de Gaulle, Paris, 4 septembre 1958)
Cahier de doléances · Institutions
Problème n° 4656
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