DÉCOURTISANISATION DE LA FONCTION PUBLIQUE
Il existe une réelle déconnexion entre les fonctionnaires parisiens et le reste de la France. De nombreuses décisions manquent clairement de pragmatisme, d’intelligence de situation voire de « bon sens paysan ». C’est ainsi que des normes aussi stupides qu’inutiles, aussi complexes et barbares, ont été prises depuis les lieux du pouvoir sans en étudier l’impact au quotidien sur l’ensemble du territoire. Il faut remettre du réalisme et du pragmatisme dans les décisions en atténuant le plus possible le phénomène de « cour » qui attire et finalement ghettoïse les hauts fonctionnaires dans Paris, tout en les coupant de la réalité de la majorité de la nation.
Dans un autre registre, le « bon sens » ne peut parfois s’acquérir que par l’expérience. Quelle est l’expérience d’un jeune diplômé de l’École nationale d’administration ou de Sciences Po ? La légitimité d’un chef provient de sa compétence et de son expérience. Il faut donc vieillir la classe dirigeante des hauts fonctionnaires à l’instar des armées françaises où on ne devient pas colonel à 25 ans, en temps de paix.
Cahier de doléances · Institutions
Problème n° 4666
1 solution proposée
Ne conserver que les ministères régaliens à Paris et décentraliser au plus possible toutes les administrations en province dans des chefs-lieux de département. Les moyens de communication et d’information du 21e siècle peuvent permettre à l’administration de ne plus avoir une empreinte géographique du début du siècle précédent.
- Créer un nouveau parcours professionnel du haut fonctionnaire qui devra servir dans plusieurs postes pour acquérir de l’expérience avant de se voir confier de plus amples responsabilités.
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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