RÉFORME DU STATUT DE FONCTIONNAIRE
La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts (Georges Clemenceau)
Constat
Selon l’INSEE, 20 % des emplois en France sont dans la fonction publique. Le nombre de total de fonctionnaires a augmenté de 23 % depuis 1997. Comment expliquer cette hausse alors que nous entendons fréquemment les besoins en matière de soignants, de policiers, de professeurs ou encore de militaires ? Comment expliquer cette hausse alors que l’arrivée du numérique devait justement permettre d’automatiser de nombreuses procédures ?
Peut-être que nous pouvons chercher un début de réponse dans l’augmentation des effectifs de la fonction publique territoriale de 46 % depuis 1997. De là à dire que nous avons caché la désindustrialisation et donc un chômage de masse par des emplois précaires dans des strates administratives inutiles, il n’y a qu’un pas.
Il suffit par ailleurs de lire la polémique suscitée par un éphémère ministre de la Fonction publique qui voulait pouvoir licencier les fonctionnaires incompétents pour se rendre compte de la toute-puissance de la bureaucratie. Il semble impossible dans notre société actuelle de se séparer des mauvais fonctionnaires et qui, bénéficiant d’un contrat à durée indéterminée, resteront nuisibles aux frais du contribuable.
Les récentes grèves des aiguilleurs du ciel ont révélé qu’une petite portion de fonctionnaires pouvait mettre le pays à l’arrêt. C’est inadmissible, individualiste et ne respectant pas l’intérêt supérieur de la Nation qui doit prévaloir en tout temps et en tout lieu au détriment des considérations personnelles.
En conséquence, il convient de revoir tout le statut du fonctionnaire.