Fonction publique : une révolution numérique au service de la simplification
Nous sommes en retard sur le développement du numérique dans les services de l’État.
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La crise du COVID a révélé qu’une grande majorité des dossiers de la justice étaient encore sous format papier et qu’il fallait employer des coursiers pour les transporter d’un tribunal à un autre.
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L’administration du Défenseur des droits n’a toujours pas d’adresse électronique. Il faut par exemple communiquer par courrier postal pour demander l’arrêt d’une procédure en cours, pourtant initiée en ligne.
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Combien de CERFA sont encore à écrire à la main alors que le même document pourrait être rempli en ligne directement sur une plateforme dédiée ?
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Combien de chefs n’acceptent de lire que sur papier engendrant des tonnes de feuilles de papier dont l’espérance de vie après impression n’est que de quelques minutes ?
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Les notations au ministère des Armées sont encore imprimées et signées à la main. Où en sommes-nous du plan ministériel pour une administration exemplaire qui devait, entre autres choses, réduire le nombre d’impressions inutiles ?
Ces quelques exemples, qui en réalité cachent une forêt dense de retards numériques, démontrent que le problème n’est ni technologique ni financier. Le retard de l’administration est dû à une quantité de chefs et d’agents, qui, à l’aise dans leur zone de confort, ont rejeté en bloc l’arrivée du numérique.
Imaginez seulement que le gouvernement ukrainien a créé une application numérique qui répertorie tous les documents officiels de chaque intéressé, les pièces d’identité comme les diplômes. Imaginez seulement qu’un Ukrainien, candidat à un emploi, doit juste demander un QR code sur l’application puis à le partager avec l’employeur. Ce dernier aura donc un accès restreint et temporaire au profil du candidat et sera certain de la véracité des pièces d’identité et des diplômes.