Souveraineté industrielle et commande d’entreprise : orienter les achats de véhicules vers les constructeurs français
Cahier de doléances · Industrie
Problème n° 4690
1 solution proposée
Constat
On parle beaucoup de souveraineté de l’État français, mais celle-ci passe aussi par la capacité à conserver une industrie stratégique sur notre territoire. L’industrie automobile, qui fait travailler des centaines de milliers de personnes (constructeurs, équipementiers, sous-traitants, concessionnaires, ateliers), est aujourd’hui devancée, et même submergée, par l’arrivée massive de véhicules chinois, notamment électriques, proposés à des prix que nos constructeurs peinent à égaler.
Une incohérence à corriger
De nombreuses aides publiques sont déjà déployées en faveur des entreprises : aides à l’investissement, à la transition écologique, au verdissement des flottes, avantages fiscaux et sociaux. Or ces aides peuvent, dans les faits, profiter à l’achat de véhicules produits hors d’Europe. L’argent public finance alors indirectement la concurrence de notre propre industrie.
Proposition
Conditionner ou orienter les aides et dispositifs d’incitation destinés aux entreprises implantées en France vers l’acquisition de véhicules fabriqués par des groupes français, ou à défaut produits sur le territoire national ou européen. Concrètement, cela pourrait prendre la forme de :
• une bonification des aides, des avantages fiscaux ou des amortissements pour les flottes d’entreprise composées de véhicules français ;
• l’intégration d’un critère de « fabrication française » dans les dispositifs de soutien aux entreprises ;
• une obligation ou une préférence pour les véhicules français dans les achats publics et les flottes des organismes financés par l’État.
Bénéfices attendus
• Soutenir la demande intérieure et donc les volumes de production des constructeurs français.
• Préserver l’emploi industriel et les savoir-faire sur le territoire.
• Donner à nos constructeurs le temps et les moyens d’investir dans l’innovation et la compétitivité.
• Garantir que l’argent public reste un levier de souveraineté économique.
NB : Je ne travaille pas dans l’industrie automobile mais dans la medtech. Nous avons une flotte de véhicules de société.
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