Trop d'usines françaises ferment suite à des investissements de fonds de pension. Achat/ revente avec croissances artificielles, les capitaux financier et humain sont essorés jusqu'à liquidation des entreprises et sinistre de zones géographiques entières.
C'est a chaque fois un peu de souveraineté et de savoir faire que nous perdons. Il est urgent de réfléchir à un comité de surveillance et de régulation dès lors que des capitaux de fonds de pension s'invitent dans des secteurs industriels critiques.
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Industrie
Usines, délocalisations, réindustrialisation, filières.
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Les solutions qui ont la cote
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Rétablir la compétitivité française et revaloriser le travail
Le problème rencontré : le travail surtaxé, le dumping mondial récompensé et le déclassement des travailleurs
Le modèle économique français repose sur une anomalie destructrice : faire peser l'essentiel du financement de la protection sociale (santé, retraites, famille) sur le travail via les cotisations sociales. Ce mécanisme crée une double impasse économique et civique :
- Un fossé béant entre salaire brut et salaire net : les prélèvements massifs sur la fiche de paie réduisent considérablement le revenu disponible réel du salarié. L'écart de revenu entre un travailleur modeste (soumis aux frais de transport, de garde d'enfants, d'habillement et aux horaires contraints) et une personne vivant exclusivement de la solidarité nationale et des aides sociales connexes est devenu trop étroit. La valeur travail s'en trouve dépréciée, créant un sentiment d'injustice chez les classes moyennes et populaires laborieuses.
- Une concurrence déloyale organisée contre nos usines et nos artisans : pendant que le travail national est lourdement taxé, nos frontières restent grandes ouvertes à des produits fabriqués à l'autre bout du monde. Ces biens importés cumulent :
- Un dumping social et fiscal : salaires de misère, absence de couverture maladie, conditions de travail indignes et subventions d'État massives (notamment en Chine) qui faussent les prix réels.
- Un désastre écologique impuni : production alimentée aux centrales à charbon, normes de rejets inexistantes et transport maritime lourd générateur de pollution, sans que ces externalités ne se répercutent sur le prix en rayon.
Le système actuel subventionne le dumping étranger, détruit nos emplois industriels et taxe le citoyen qui travaille, tout en creusant les déficits de nos comptes sociaux.
Difficultés de recrutement dans l'industrie :
L'État a peu à peu renoncé aux formations techniques qui alimentaient les industries françaises en chaudronniers, soudeurs, usineurs, etc.
Pourtant, de nombreuses entreprises en France ont besoin de ces compétences et pourraient créer davantage de richesse si elles recrutaient à hauteur de leurs besoins.
Parmi les alternatives : la formation continue quand elle subsiste encore (certains AFPA agonisent quand les besoins existent bel et bien), la formation en interne avec ses limites, la sous-traitance. Parfois, il s'agit d'abandonner une solution pourtant techniquement supérieure : exemple vécu de l'hydraulique remplacée par l'électrique faute d'opérateurs de maintenance qualifiés.
Il faut que l'État participe à reconstruire un système de formation technique aligné sur les besoins industriels.
Marche arrière sur la fiscalité punitive des véhicules thermiques : L'acharnement fiscal contre les automobilistes utilisant des moteurs thermiques pénalise injustement les populations rurales et périurbaines qui n'ont pas d'alternative de transport viable.
Rejet du tout-électrique : L'imposition de la voiture électrique relève de l'hérésie industrielle et écologique. Sa durée de vie limitée, son bilan environnemental global discutable (extraction minière, dépendance géostratégique pour les ressources, complexité et coût du recyclage) en font une impasse.
Trop de « made in China », entre autres.
Arrêter le pillage de l'industrie française par les fonds d'investissement/sociétés américains ou autres. Garder la souveraineté pour les industries/services vitaux du pays.
Trop de commerces ne présentent pas à la vente des produits français et/ou européens alors que le produit existe. Exemple : Leroy Merlin a des rayons complets « Made in China » en luminaires, ampoules, cadres, carrelage, etc. Les albums jeunesse sont tous imprimés en Chine : voir Cultura, la Fnac.
Respect de la propriété immobilière, gestion des squats et des locataires indélicats qui mettent les petits propriétaires dans la misère.
De nos jours, l'état subventionne des produits d'importation hors UE. Ainsi l'intégralité des panneaux solaires installés sont chinois, les pompes à chaleur non européenne ainsi que les eoliennes.
Les prix internes de cession des produits entre une usine et le lieux de facturation permet de déporter la valeur ajoutée payée dans un pays ayant une fiscalité avantageuse. C'est ce qui se passe souvent en cas de rachat par un groupe international. De ce fait, le bénéfice généré auparavant se retrouve en partie, ou en totalité, hors du pays. Reste pour l'usine juste de quoi subsister et des investissements souvent réduits à leur plus simple expression. Ajoutons à cela les subventions (type chômage partiel) pour que l'usine conserve ses employés, le résultat obtenu n'étant pas à la hauteur de l'actionnaire (les prix internes de cession n'étant pas suffisamment élevés). Cela m'apparait comme un racket organisé (et légal, malheureusement).
Le groupe ayant racheté l'usine en question profite ainsi de toutes les infrastructures du pays (transport, santé, éducation, ....) en payant un minimum d'impôt.
Cesser de financer les entreprises, par réduction de charges ou octroi de subventions, sans résultat ni obligation.
Pas assez de production sur nos territoires et une balance du commerce extérieur pitoyable.
La production industrielle française s'est délocalisée à l'étranger ; notre agriculture est concurrencée par l'étranger = moins d'emplois, moins de rentrées fiscales, etc.
Depuis 40 ans, les politiques ne se sont guère souciés d’économie. On voit où cela nous a menés : ventes de fleurons industriels, Alstom et deux groupes chez qui j’ai pu travailler, Alcatel et Lafarge. Il est temps de retrouver une souveraineté industrielle et enfin de faire entendre la voix de la France au niveau européen, de sortir du mécanisme européen concernant le prix du kWh. Il faut en finir avec des injonctions européennes à rebours de notre indépendance énergétique.
Arrêtons de délocaliser nos entreprises françaises pour avoir plus d'argent, car c'est une vision à court terme.
On vend notre connaissance et notre propriété intellectuelles à des pays premier prix.
Réindustrialiser la France pour créer de la richesse et diminuer la dépendance.
Beaucoup d’entreprises françaises qui construisent des machines ferment, car le marché est très concurrentiel, les grands utilisateurs finaux achètent des machines à l’étranger et les charges salariales sont trop élevées.
Créer plus de richesse
La réglementation américaine ITAR (International Traffic in Arms Regulations) qui encadre la vente par un État tiers de matériel militaire est une arme redoutable de guerre économique. La moindre pièce fabriquée aux États-Unis, montée dans un équipement militaire par un pays tiers, peut devenir un prétexte pour freiner voire bloquer un contrat export par ce pays. En 2018, Wahington a bloqué la vente de 12 rafales au gouvernement égyptien, car une puce électronique US équipe les missiles SCALP montés sur l’avion français (« Une législation américaine bloque la vente de « Rafale » à l’Égypte par la France » – RFI le 16 février 2018))
Le système est redoutable lorsque le mécanisme menace d’affaiblir la souveraineté de la France. En 2014, lors de la vente d’Alstom Power à General Electric (GE), les Américains ont pris le contrôle des usines qui fabriquent les turbines montées dans les centrales nucléaires françaises avec l’accord du gouvernement de l’époque qui a dû rétropédaler 10 ans plus tard avec le rachat de la branche concernée par EDF et la création de l’entité Arabelles solutions.
Aujourd’hui, des éléments ITAR figurent dans les nomenclatures des produits fabriqués par certains industriels français. L’État via la DGA pour la partie militaire, doit s’emparer de cette question :
- Demander aux industriels l’identification et le remplacement des composants critiques par une solution française voire européenne quand cela est possible. Suivre un indicateur de réduction ;
- Développer les filières industrielles manquantes en France et en Europe ;
- Rendre obligatoire la déclaration des dépendances ITAR dès la conception des programmes d’armement.
Les successions d'entreprise multiplient les actionnaires , peuvent créer des conflits d'intérêts au détriment de l'entreprise , et forcer au versement des dividendes impôrtants pour payer la vie des actionnaires -
Comment réattribuer l'aide aux entreprises de 230 milliards vers les services publics (hôpitaux, EHPAD, nécessiteux, etc.) ?
La part de l'industrie dans le PIB en France a fortement chuté ces 20 dernières années pour atteindre environ 10,6 % (contre près de 18,6 % en Allemagne), et cette faiblesse industrielle a un impact direct, fort et négatif sur la balance commerciale du pays. A titre d'illustration, ces dernières années le déficit commercial correspond à environ 50% du déficit public.
La perte de notre souveraineté productive :
J’ai le sentiment qu’en France, nous prenons le problème économique à l’envers. Le débat tourne presque exclusivement autour de la dette, des dépenses publiques, des impôts et des charges. Comme si réduire ces différents postes suffisait à rendre notre pays plus prospère.
Mais comment espérer retrouver durablement des finances saines quand nous avons progressivement abandonné une partie de notre appareil productif et que nous dépendons de puissances étrangères pour des technologies et des biens essentiels ?
Ce qui m’inquiète, c’est cette incapacité à faire de notre souveraineté économique une véritable priorité, au-delà des discours. Nous raisonnons trop souvent à court terme, en oubliant que la richesse d’une nation repose aussi sur sa capacité à produire, à innover et à maîtriser son destin industriel.
Notre dernière entreprise de fabrication d’obus dans le Sud Ouest est en difficulté financière malgré des millions reçus, comment est ce possible?
Des milliers d’Euro de subventions sont distribués par les régions sans avoir la garantie de son investissement , sans contrôle réel, sans aucune contrepartie.
Nos entreprises industrielles sont désarmées face à une concurrence Européenne, voir internationale. Les donneurs d’ordre, acheteurs recherchent toujours à acheter moins cher. Face à des impôts, taxes élevées nos entreprises réduisent leurs marges pour garder leur marché, n’investissent plus, perdent en compétitivité et finissent par fermer.
Conditionner les aides publiques aux entreprises à des engagements de maintien de l'activité industrielle
Constat
Lorsqu'une entreprise industrielle française en difficulté est reprise par un groupe français ou étranger, les pouvoirs publics peuvent apporter des aides financières afin de préserver l'activité, les emplois et le savoir-faire industriel.
Mais certaines reprises peuvent se solder, quelques années seulement après leur réalisation, par une liquidation judiciaire, la fermeture du site et la vente ou le transfert de machines et d'équipements industriels vers d'autres pays.
Dans ces situations, une question essentielle se pose : qu'advient-il de l'argent public versé pour soutenir l'activité et préserver les emplois ?
Des mécanismes de remboursement existent déjà pour certaines aides, mais leur application dépend des dispositifs et des engagements contractuels.
Déclin de l'industrie française par une concurrence déloyale de la chine notamment. Bientôt l'industrie automobile disparaîtra comme les autres ont disparu auparavant : textile, métallurgie etc.
La désindustrialisation française est le recul prolongé du poids de l'industrie dans l'économie depuis le milieu des années 1970. La France est l'un des pays d'Europe où ce recul a été le plus prononcé.
Ampleur du phénomène
Emplois : l'industrie employait environ 6 millions de personnes au milieu des années 1970, contre un peu plus de 3 millions aujourd'hui. Près de la moitié des emplois industriels ont donc disparu en cinquante ans.
Poids dans l'économie : l'industrie manufacturière représente aujourd'hui environ 10 à 11 % de la valeur ajoutée. C'est nettement moins qu'en Allemagne (environ 18-20 %) ou qu'en Italie, et c'est l'un des taux les plus bas de la zone euro.
Commerce extérieur : la balance des biens est structurellement déficitaire depuis le milieu des années 2000, alors que l'Allemagne dégage d'importants excédents.
Il faut plus de lycées techniques ,les jeunes ne sont pas tous intéressés par les " longues " études mais aimerais apprendre un métier ,les ouvriers proches de la retraite pourraient aider à former ces jeunes.
La Drôme (et d'autres, sur 820km) va être traversée par un gazoduc pour transporter de l'hydrogène renouvelable produit en Espagne.... pour être utilisé en Allemagne, et le tout, en plus, sans indemnisation pour les communes traversées!!! sans être scientifique, cela me paraît faire partie de l'avenir énergétique... On s'en occupe?
On doit créer les conditions permettant à nos entreprises innovantes de naître, de grandir et de prospérer en France.
Nous ne pouvons pas continuer à financer, former et accompagner des entrepreneurs français pour ensuite voir nos pépites partir chercher ailleurs, notamment aux États-Unis, les capitaux, la fiscalité, la simplicité administrative et les conditions de croissance qu’elles ne trouvent plus suffisamment chez nous.
C'est une perte de souveraineté économique.
Le fait qu’une régulation excessive finisse par tuer l’innovation n’est pas un mythe. L’exemple des drones est éclairant : en Chine, ils sont utilisés dans l’agriculture, dans la lutte contre les incendies, mais aussi dans l’enseignement, où des enfants apprennent à les assembler et à les faire voler.
Qu’un écolier chinois puisse apprendre à fabriquer et à piloter des drones n’est pas anecdotique : c’est l’assurance que, demain, l’industrie chinoise du drone disposera d’une main-d’œuvre abondante, expérimentée et bien formée.
Pendant ce temps, en France, des entreprises comme Dronisos sont conduites à effectuer une partie de leur R&D dans des pays où l’expérimentation n’est pas rendue impossible par un carcan réglementaire : hors d’Europe.
À force de vouloir encadrer l’innovation avant même qu’elle ait pu se développer, nous prenons le risque de conserver la réglementation et de perdre l’industrie qu’elle était censée encadrer.
Nous devons impérativement être capables d'être souverains dans le Cloud et l'IA, qui sont des infrastructures aussi fondamentales que l'électricité.
Soutenir l'industrie française en privilégiant l'installation et la réinstallation des industries en France :
Comment redonner l’envie d’entreprendre ?
En 1991 j’ai commencé à travailler chez un industriel, secteur métallurgique, dans l’Aisne. A l’époque la France occupait une place de leader dans le domaine de la chaudronnerie de pointe. Chaque jour, nous avions de la demande, des commandes et des visites des industriels venant des 4 coins du monde, notamment des USA, la Chine, l’Inde, la Russie et la Corée. L’ensemble du personnel, production et bureaux, était fière de travailler pour la société, et nous avions le sentiment d’accomplir des belles choses ensemble. Mais le déclin était déjà en route. En quelques années cette ancienne société déposait le bilan, pas de repreneur, 1998 fut la fin. J’ai eu de la chance d’être repris par l’un de nos fournisseurs. Pendant 10 ans j’ai sillonné la France. Mes clients étaient des dizaines de grands et moyens industriels (métallurgiques), les mêmes que mon ancienne société qui aussi petit à petit étaient en train de mourir. Pourtant la demande mondiale ne baissait pas, c’est la production (et le savoir-faire qui va avec) qui s’est déplacée sous nos yeux. En 2026, la très grande majorité de pièces et d’appareils chaudronnés (naval, nucléaire, pétrochimie, machinerie, energie etc), sont manufacturées en dehors de l’Europe.
C’est bien connu, sans production dans un pays, pas de création de richesse, perte de compétences, augmentation de dépendance, situation aggravante de dettes.
Comment stimuler l’industrialisation ?
(Pardonnez-moi d’avoir été longue. Merci.)
Plus une question à Natacha Polony qu’un problème : j’adhère totalement à l’idée de re industrialiser notre pays qui ne produit plus ce qu’il consomme.
Mais ma question est simple : comment revenir sur 40 ans de désindustrialisation dans un contexte de compétition internationale et de défense de notre environnement ?
Produire en France : (secteur industriel)
En tant qu’artisan en autos anciennes, je suis attentivement l’activité économique automobile. Il n'échappe à personne que c'est un désastre.
Nos marques françaises fabriquent leurs autos en Turquie, au Maroc, en Roumanie, etc., car les charges y sont sûrement moins lourdes.
Remettre la formation industrielle au cœur de nos apprentissages. Ce n’est as normal de perdre des compétences ex le famas fabriqué à St Etienne et abandonné faute de perte de compétences pour les réparer
Nos administrations ne travaille pas avec des produits français….
Stopper la vente de nos fleurons industriels (Alstom chaudière dans la nucléaire par exemple. Vente faite par Macron et Hollande qui a mis des centaines d’emplois à la poubelle et réduit notre souveraineté nationale) sous le manteau !
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