Souvent j’ai entendu dire que la sécurité était un problème régalien, remettant ainsi en cause le développement des polices municipales dans ce pays. Nonobstant le principe sur lequel je suis relativement d’accord, je m’interroge alors, pourquoi cette profession s’est développée à un rythme exponentiel depuis plusieurs décennies et pourquoi des collectivités territoriales se doteraient de ces services qui coûtent très cher si cela ne servait à rien.
Je pense que les élus sont surtout pragmatiques et que l’État a abandonné une partie de ses missions dans ce secteur. Une réflexion doit avoir lieu à l’instar d’autres institutions afin de mieux répartir les rôles et les compétences. Peut-être acter la territorialisation de certaines missions de police ? Créer une entité dont cela serait le rôle avec les contrôles qui s’imposent et éviter des dérives délétères.
La police de proximité c’est mon métier, je l’exerce depuis 30 ans, ça fonctionne très bien et nous avons des résultats probants grâce à notre connaissance de la population, des réponses rapides, humaines et proportionnelles. Les forces étatiques ne savent pas le faire ou plus le faire. Leur rôle est de réprimer les atteintes aux lois avec la distanciation qui s’impose avec les administrés. Notre rôle est d’intervenir sur les problématiques du quotidien, mobiliser les familles, expliquer la sanction quand elle est inévitable. Parfois nos missions peuvent se croiser mais chacun a un rôle à jouer.
La police d’aujourd’hui doit comporter 2 niveaux, j’en suis persuadé.
Cahier de doléances · Sécurité
Problème n° 4769
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