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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 482

1) Réflexions autour des prochaines lois de finances discutées au Parlement : la dernière a fait émerger la suppression de 4 000 postes d’enseignants, suppression justifiée par le gouvernement par la baisse de la démographie scolaire. Si la baisse est réelle, ne serait-il pas plus judicieux de percevoir cette baisse démographique comme une opportunité de faire baisser sensiblement le nombre d’élèves par classe ?

2) Réflexions sur le maillage territorial des écoles, notamment en zone rurale. La promesse républicaine était la présence d’une école dans chaque commune du territoire. Force est de constater que de plus en plus de communes en sont dépourvues, avec un sentiment d’éloignement des services publics chez les citoyens. Si les regroupements pédagogiques intercommunaux peuvent parfois être choisis, la mise en place de ces derniers peut parfois être mal vécue par les élèves, leurs familles, les municipalités et les équipes enseignantes. Il convient, à mon sens, d’avoir une réflexion sur ce sujet. Les sujets de carte scolaire sont également primordiaux.

3) En lien avec le maillage territorial des établissements scolaires, une réflexion sur le bâti scolaire dans le cadre du réchauffement climatique est à mener.

4) Le manque d’attractivité du métier d’enseignant est important, tant d’un point de vue pécuniaire que de la perception de ces derniers par les citoyens.

5) Réflexions sur le statut du directeur d’école suite à la loi Rilhac.

6) Réflexions pour un retour prépondérant de la citoyenneté dans les classes, dans le premier degré comme dans le second.

7) Réflexions sur la prise en charge réelle de l’inclusion scolaire dans les écoles.

Depuis Eure (27) · 4 octobre

1 solution proposée

Solution n° 483Niveau : État

1) Un taux d’encadrement amélioré permettrait de lutter contre les inégalités scolaires fortement présentes dans notre système éducatif. Il est temps de percevoir l’éducation non pas comme une dépense, mais comme un investissement sur l’avenir. Par ailleurs, la non-suppression de postes permettrait de limiter les fermetures de classes et d’écoles, notamment dans les zones rurales où l’école est parfois la dernière présence républicaine avec la mairie.

2) Si les regroupements pédagogiques intercommunaux peuvent parfois être choisis, la mise en place de ces derniers peut parfois être mal vécue par les élèves, leurs familles, les municipalités et les équipes enseignantes. Il convient, à mon sens, d’avoir une réflexion sur ce sujet. Les sujets de carte scolaire sont également primordiaux. Préserver les écoles dans toutes les communes, notamment rurales.

3) Il est nécessaire de réfléchir à un grand plan de rénovation et d’adaptation au changement climatique du bâti scolaire.

4) Formation initiale, formation continue, augmentation des traitements sont autant de pistes à explorer afin de rendre le métier de nouveau attractif, et cela au service de la progression des élèves dans leurs apprentissages. Une loi de programmation pluriannuelle d’évolution des traitements des enseignants pourrait être judicieuse. Elle le serait d’ailleurs sur l’investissement en général dans l’éducation.

5) Ne serait-il pas judicieux de renforcer la loi Rilhac avec un partage du pouvoir hiérarchique des inspecteurs du premier degré ? Le statut actuel renforce leurs missions sans pour autant leur donner les moyens de véritablement pouvoir agir. Une réflexion sur l’autonomie des établissements (tout en respectant un cadre national) permettrait peut-être de favoriser la réussite de chaque élève et de lutter contre les inégalités scolaires par une grande adaptabilité du projet d’école au public scolaire accueilli. Faire confiance au terrain me semble essentiel, tout en prévoyant un contrôle des corps d’inspection, pourquoi pas à travers les évaluations d’écoles et celles des directeurs déjà existantes.

6) Favoriser une citoyenneté active des élèves : apprendre à débattre, à argumenter… Les élèves peuvent être source de propositions pour améliorer leur vie à l’école : présenter ces propositions dans les conseils d’école, par exemple. Suite aux élections municipales, renforcer les partenariats entre école et municipalité : participation aux commémorations républicaines de tous les élèves à partir du CP, conseil municipal des enfants, jeunes. Présentation du rôle des élus dans les classes. Il faut faire vivre la démocratie dans les établissements pour donner le goût de l’engagement dès le plus jeune âge. Le devoir de mémoire dans les écoles est primordial et devrait faire l’objet de projets annuels dès l’école élémentaire. Évidemment, en plus de ce retour actif de la citoyenneté dans les établissements, il est nécessaire de continuer d’insister sur les fondamentaux.

7) Ouvertures de places dans les établissements spécialisés, véritable statut pour les AESH et respect des heures de notifications MDPH pour les élèves scolarisés en milieu ordinaire.

Depuis Eure (27) · 4 octobre

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