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Cahier de doléances · Santé

Problème n° 4883

Comme des millions de Français, je me soigne quand je suis malade ou blessé. Et comme des millions de Français, je ramène en pharmacie régulièrement les médicaments non utilisés (MNU).

J’en ai assez de constater que pour une ordonnance précise, la pharmacie me délivre des boîtes contenant systématiquement trop de pilules / cachets / gélules ou autres.

Ce problème trop peu visible est pourtant massif et représente un gâchis financier (financé par la collectivité) et écologique (les MNU rapportés en pharmacie sont incinérés).

Il est également lié au fait que certains pharmaciens donnent d’un coup d’énormes quantités de produits, pour les longues prescriptions notamment, alors même que souvent tout ne sera pas nécessaire.

Il faudrait donc rendre possible le retour des produits non ouverts et limiter les quantités fournies, surtout pour les nouveaux protocoles, souvent changeants.

Je propose donc d’envoyer une pétition à la Direction de la sécurité sociale et à la ministre de la Santé pour enfin résoudre ce problème, en négociant avec les firmes pharmaceutiques et les pharmaciens. Aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou au Canada, les médicaments sont vendus à l’unité. Ce dispositif fonctionne très bien et permet de réaliser des économies.

Quelques chiffres :

48 : c’est le nombre de boîtes de médicaments consommées par an et par Français (en 2012). La France détient le record mondial de consommation de médicaments par habitant.
1,5 kg : le poids moyen des médicaments stockés dans l’armoire à pharmacie d’un foyer, chiffre avancé par le ministère de la Santé.
14 656 tonnes de médicaments ont été collectées dans les pharmacies en 2011. Ces produits sont rapportés par les patients, puis brûlés dans des incinérateurs en France.
10 minutes : c’est le temps de travail supplémentaire qu’occasionnerait chaque jour, pour les pharmaciens, la vente des médicaments à l’unité, selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France.
Sources : ANSM, chiffres 2012 et LEEM

Depuis Oise (60) · 14 octobre

1 solution proposée

Solution n° 4884Niveau : État

La solution idéale serait que les médicaments soient livrés en vrac aux pharmaciens, qui seraient ensuite chargés de donner aux patients des boîtes contenant exactement le bon nombre de pilules pour le traitement prescrit. C’est ce que l’on appelle la « vente à l’unité ».

Cela vaut bien évidemment également pour les boîtes de pansements par exemple : combien de fois j’ai eu affaire à des pharmaciens ravis de me donner des boîtes contenant des dizaines de pansements très chers, alors que j’en avais besoin que de quelques-uns… C’est d’autant plus vrai pour les patients en ALD (affection de longue durée – remboursement à 100 %) : on m’a déjà répondu, quand je faisais remarquer qu’il y avait bien trop de quantité, que « ce n’était pas grave puisque vous ne payez rien grâce à l’ALD »… !

Depuis Oise (60) · 14 octobre

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