1. La France est autour de la 26e place à PISA 2025, avec ses résultats les plus bas depuis 2000.
2. La maîtrise de la lecture, de l’orthographe et de la grammaire recule fortement, et le vocabulaire s’appauvrit.
3. Près de 100 points séparent les élèves favorisés des défavorisés.
4. Tous les enfants sont différents, mais l’école impose un système unique, qui met de côté ceux qui n’entrent pas dans le moule.
5. Les notes et les classements installent la compétition dès le plus jeune âge et sapent la confiance en soi, difficile à rattraper ensuite.
6. Enseigner est un art : la transmission et la pédagogie demandent une formation exigeante, avec un focus sur la pédagogie et la psychologie de l’enfant et de l’adolescent.
7. L’école enseigne des contenus dont beaucoup n’auront jamais l’usage, et néglige des compétences de vie : gérer un budget, entreprendre.
8. Dans le primaire, les journées sont parmi les plus chargées de l’OCDE et concentrées sur peu de jours, source de fatigue, sans place pour les activités pratiques qui révèlent des talents.
9. L’école n’apprend ni l’empathie ni la résolution des conflits, et laisse peu de place à la nature.
10. Nos enfants ne sont pas inspirés par une école qui ne leur donne pas envie d’apprendre.
11. Les écrans prennent trop de place dans la scolarité des jeunes enfants.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 4933
1 solution proposée
1. Résultats : donner aux enseignants l’autonomie pédagogique dans un cadre de standards nationaux communs, avec une évaluation des écoles fondée sur les données (Estonie).
2. Les bases : lecture quotidienne, dictée, écriture à la main et travail du vocabulaire dès le primaire (proposition de ma part, dans l’esprit du retour aux livres et à l’écriture manuscrite en Suède et en Finlande).
3. Équité : pas de tri précoce, et soutien renforcé aux écoles défavorisées (Estonie, programme DEIS en Irlande).
4. Un système adapté à chaque enfant : parcours individualisés, filières manuelles, artistiques et sportives valorisées à égalité avec les filières académiques (Finlande).
5. Évaluer sans classer : pas de notes au primaire, évaluation continue et repérage précoce des difficultés, pour protéger la confiance en soi (Finlande, Singapour).
6. Des enseignants bien formés : une formation exigeante de niveau bac + 5, avec un focus sur la pédagogie et la psychologie de l’enfant et de l’adolescent, des stages en classe dès le début et une vraie sélection sur l’aptitude à transmettre.
7. Des savoirs utiles : un socle commun solide avec des options, l’éducation financière (gérer un budget), des projets de mini-entreprise ou de ferme-école à tester et évaluer avant de généraliser, et l’anglais dès la maternelle en immersion avec des enseignants bilingues.
8. Un rythme respectueux de l’enfant : journées plus courtes, pauses de 15 minutes dehors toutes les 45 minutes (Finlande), semaine de 5 jours et alternance 7 semaines de classe pour 2 de repos. Les après-midis sont consacrés à des activités pratiques : jardinage, cuisine, couture, bricolage, théâtre (Japon, Estonie).
9. Empathie et nature : apprentissage de l’empathie et de la résolution des conflits dès la maternelle (Roots of Empathy au Canada, heure de classe hebdomadaire au Danemark), et école dans la nature plusieurs fois par trimestre, en sessions longues (Danemark, Estonie).
10. Donner envie d’apprendre : vie de classe responsabilisante, avec repas, conseils d’élèves et entretien de l’école par les élèves (Japon).
11. Écrans : pas d’écrans en maternelle et au primaire, usage encadré au collège, interdiction des téléphones à l’école (Suède, Danemark).
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