Les réseaux sociaux sont devenus des espaces essentiels d’information et de débat, mais leur fonctionnement est largement déterminé par des plateformes privées et des algorithmes dont l’objectif est de maximiser l’attention.
Cette économie de l’attention peut favoriser les contenus les plus compulsifs, polarisants ou addictifs, enfermer les utilisateurs dans des recommandations personnalisées et exposer particulièrement les mineurs au harcèlement, aux contenus nocifs et aux mécanismes de dépendance.
Mais combattre ces dérives ne doit pas conduire à donner aux plateformes ou à l’État le pouvoir de décider arbitrairement quelles opinions peuvent être exprimées.
Cahier de doléances · Médias
Problème n° 4943
1 solution proposée
Redonner à l’utilisateur la maîtrise de son expérience numérique :
- garantir le droit de choisir un fil chronologique ou non personnalisé, sans classement imposé par un algorithme de recommandation ;
- appliquer un principe de responsabilité proportionnelle : plus une plateforme sélectionne, recommande, amplifie ou monétise activement un contenu, plus elle doit répondre du fonctionnement et des conséquences de ses mécanismes de diffusion ;
- imposer aux grandes plateformes une réelle transparence sur les principes de leurs algorithmes de recommandation, de modération et de publicité ciblée ;
- donner à chaque utilisateur des moyens simples de comprendre et modifier les critères utilisés pour lui recommander des contenus ;
- protéger particulièrement les mineurs en encadrant les mécanismes conçus pour maximiser artificiellement le temps passé : défilement infini, lecture automatique, notifications et recommandations compulsives ;
- garantir un droit de recours humain et compréhensible lorsqu’un compte ou un contenu est sanctionné ;
- lutter contre les réseaux de faux comptes, les manipulations coordonnées, les escroqueries et les opérations d’ingérence sans censurer les opinions légales ;
- limiter le profilage publicitaire et garantir un véritable choix de l’utilisateur sur l’exploitation de ses données personnelles ;
- favoriser l’interopérabilité et la portabilité : pouvoir récupérer ses données et changer plus facilement de plateforme.
Sur les réseaux sociaux, l’utilisateur ne doit plus être prisonnier d’un algorithme : il doit pouvoir choisir ce qu’il voit, protéger ses données, changer de service et s’exprimer librement dans le respect de la loi. Dans ce contexte, l’État doit empêcher que l’attention humaine, et particulièrement celle des mineurs, soit délibérément exploitée par des systèmes conçus pour rendre leur utilisation compulsive.
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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