Campagne électorale : adapter le discours à tout le monde.
Toute ma vie, j’ai interrogé — silencieusement — les hommes politiques qui promettaient ceci ou cela aux électeurs :
- SMIC à 1 500 €
- Augmentation du pouvoir d’achat de x %
- Baisse des impôts,
- Rasage gratis
- …
« Comment tu fais ? Quel changement d’organisation ? Comment tu supprimes les immenses usines-à-faire-du-rien partout dans et autour des administrations publiques… »
Voilà enfin quelqu’un qui prend le soin d’expliquer comment elle va s’y prendre et j’adhère à 100 % à son programme.
Néanmoins, l’immense majorité des gens qui m’entourent sont seulement sensibles aux promesses de résultats tangibles qui, très égocentriquement, les concernent directement et personnellement.
Ils se moquent totalement de savoir si la méthode, les réformes ou les moyens sous-jacents pour atteindre ces résultats sont réalisables, pertinents ou même seulement s’ils existent en pensée.
C’est la raison principale du succès du poujadisme de mon époque et du RN aujourd’hui.
Vous prenez grand soin d’expliquer les principes qui vont vous gouverner, les réformes structurelles que vous voulez engager… Et je m’y retrouve, et je pense que nombre de Français de classe moyenne vont vous comprendre et peut-être adhérer. Du moins, je nous le souhaite.
Je crois cependant nécessaire de s’engager clairement dans des résultats concrets, afin d’embarquer l’adhésion de la masse d’électeurs qui ne s’intéressent qu’à cela.
« Ta souveraineté nationale, ton rapatriement de la production, tes commandes publiques… C’est très joli (ou c’est du bla-bla d’intellectuel), mais concrètement, moi à la fin du mois je touche combien ? Mes impôts vont baisser de combien ? Mon fils va-t-il trouver du boulot ? »