Comment les syndicats peuvent-ils représenter le monde ouvrier quand leurs porte-parole sont des militants ou à majorité des fonctionnaires (des profs souvent) ? Exemple : la CGT, cheffe, Sophie Binet, diplômée de philosophie et ancienne CPE. Ce parcours à lui seul ne généralise rien, mais qu’elle fut élue à 80 % au détriment d’un candidat ouvrier questionne. Est-ce la raison pour laquelle le sujet ouvrier et industriel a déserté leurs discours ? Quand un syndicat fait acte de présence à l’antenne, les intérêts du service public (éducatif ou hospitalier) oppressent ceux du secteur ouvrier ou industriel. Or, faut-il rappeler que c’est l’impôt pris sur les industries qui finance le service public ? Cela me semble un conflit d’intérêts et un renversement historique des priorités syndicales, qui pourraient expliquer la lente désyndicalisation de la population.
Par ailleurs, le militantisme politique des syndicats me semble incongru : leur rôle, c’est discuter et trouver des compromis politiques avec les forces dominantes. Les syndicats devraient respecter et pouvoir s’adresser à chaque parti (même ceux d’extrême droite), et qu’ils soient respectés par tous en retour.