Si la psychanalyse est une science de la santé, alors faut-il qu’elle guérisse ou améliore la santé mentale des gens. Or, dans le réel, les améliorations de la santé mentale sont aux limites de l’effet placebo. Nombreux naviguent d’un psy à un autre ; à la fin, c’est souvent la solution médicamenteuse qui s’impose. Par exemple, un enfant présentant des troubles graves peut ne connaître aucune évolution positive de son état mental, malgré un suivi de plusieurs années.
Mesurer la soi-disant efficacité de la psychologie française est difficile, car la psychanalyse et la psychologie sont dominées par une corporation universitaire influente. Pourtant, certains de leurs propos choquent : une enseignante universitaire montpelliéraine affirmait, lors d’un CM, que l’autisme ou l’hyperactivité n’existaient pas « à proprement parler », que c’était seulement des symptômes d’un traumatisme infantile non résolu. Les études universitaires en psycho forment peu les jeunes, ou alors les forment à des perspectives psychiatriques (solution médicamenteuse). Il n’y a pas de psys prêts à servir qui sortent des facultés.
L’intérêt grandissant pour les thérapies alternatives confirme les précédentes impressions. Toujours plus de patients (et de professionnels) se tournent vers les thérapies holistiques, énergétiques, etc. Mais le pire, c’est que ces thérapies dispensent parfois un soin qu’aucun psy n’avait jusqu’alors su donner !
La santé mentale est une oubliée des politiques. C’était pourtant le phare de Bayrou lors de sa courte présence à Matignon, mais rien n’est sorti, pas un début de piste de réflexion. Il faut changer cet état de fait.