L’Auvergne-Rhône-Alpes est une immense région avec une identité diluée, et je me demande si la métropole lyonnaise pèse politiquement en défaveur du besoin politique et électoral de l’Auvergne. Les besoins singuliers de la Drôme n’étaient déjà pas une grande priorité quand il n’y avait que la région Rhône-Alpes… La métropole de Lyon est un espace technocratique et citadin fort, n’est-il pas déconnecté des besoins singuliers du Cantal, de la Haute-Loire ou de l’Allier dont le poids politique (électoral) est faible ? D’autre part, cette configuration régionale a affaibli l’importance de Clermont-Ferrand, une des rares grandes villes de la diagonale du vide hélas ?
Les méga-régions ont, en effet, collé les départements de la diagonale du vide aux régions sur les côtés et qui avaient une économie plus forte. (Le Limousin avec l’Aquitaine ; l’Auvergne avec la Rhône-Alpes ; la Champagne-Ardenne avec l’Alsace-Lorraine). N’aurait-il pas été plus judicieux de les associer entre eux afin de définir un plan singulier et général, de sauvetage de la diagonale du vide ?