Objectif : lever rapidement les obstacles à une prise de poste et améliorer le maintien durable dans l’emploi.
Ce qui existe : France Travail, missions locales, Cap emploi, départements et CAF disposent déjà d’outils d’insertion et d’aides. La proposition rend leur coordination concrète pour le bénéficiaire.
Actions :
• Désigner un référent dans l’organisme déjà compétent.
• Avec l’accord de la personne, établir un diagnostic partagé limité aux informations utiles : emploi, transport, garde, logement, compétences et restrictions de santé pertinentes. Protéger les données médicales.
• Construire un seul plan d’action et un dossier commun pour les aides de même objet.
• Fusionner les petits fonds discrétionnaires de mobilité ou de dépannage qui se recouvrent. Préserver les régimes des prestations légales et droits liés au handicap.
• Décider rapidement d’une dépense limitée conditionnant une embauche : réparation, transport temporaire ou garde.
• Payer directement le service lorsque c’est approprié, sans supprimer le choix utile au bénéficiaire. Mobiliser l’offre disponible avant de créer un équipement.
• Suivre la personne pendant six mois après l’embauche afin de résoudre les difficultés avant une rupture. Distinguer incapacité de santé, difficulté matérielle et refus d’une démarche.
Chiffrage et financement : expérimentation sur 5 000 personnes, enveloppe moyenne maximale de 2 000 euros pour les obstacles matériels, soit 10 millions, gestion comprise.
Les droits légaux et formations déjà financés restent distincts. Aucune dépense n’est financée deux fois. Identifier les crédits disponibles dans les fonds existants avant regroupement.
Viser une amélioration de dix points du maintien en emploi à douze mois par rapport à un accompagnement comparable, sans sélectionner uniquement les publics les plus faciles.
Responsabilités : le réseau pour l’emploi organise le suivi ; départements, CAF et organismes spécialisés interviennent dans leurs compétences. Régions et autorités de mobilité adaptent les transports ; communes et intercommunalités facilitent la garde.
Bénéfices et suivi : davantage de prises de poste et moins de ruptures. Mesurer délais, emploi durable et revenu disponible. Les allocations éventuellement évitées ne constituent pas le financement certain du programme.