Objectif : réduire les dépendances dont une interruption aurait un coût économique ou social majeur, avec la réponse la moins coûteuse et la plus robuste.
Ce qui existe : stratégies industrielles, France 2030, Bpifrance et coopérations européennes soutiennent déjà des capacités critiques. La proposition unifie le diagnostic et regroupe les interventions sur une même chaîne.
Actions :
• Identifier quinze chaînes prioritaires selon criticité, concentration géographique, substituabilité, délai de remplacement et impact d’une rupture. Protéger les informations stratégiques.
• Comparer systématiquement quatre options : deuxième fournisseur, stock tournant, substitution technique et production française ou européenne.
• Ne retenir une usine que si elle apporte davantage de résilience à coût soutenable que les autres réponses.
• Fusionner les appels à projets de même finalité et contractualiser un plan commun entre État, régions et industriels.
• Exiger une contribution des entreprises bénéficiaires et un suivi de la capacité réellement disponible. Prévoir des clauses proportionnées en cas d’abandon d’engagements.
• Organiser des exercices de rupture. Examiner maintenance, compétences et dépendances numériques autant que l’outil physique.
• Intégrer la rotation et le renouvellement des stocks au coût complet.
Chiffrage et financement : achever le diagnostic des quinze chaînes en un an et adopter un plan sur cinq ans. Lorsque c’est techniquement possible, viser deux sources qualifiées par intrant prioritaire et réduire de moitié le délai de reprise après rupture sur les chaînes pilotes.
Financer dans les enveloppes industrielles existantes après regroupement. Tout investissement supplémentaire exige un chiffrage complet et un arbitrage distinct. Les importations remplacées ne représentent pas un gain équivalent de PIB : seule la valeur ajoutée supplémentaire compte, après prise en compte des coûts.
Responsabilités : l’État définit les priorités et négocie les coopérations ; l’Union européenne intervient sur les projets et règles communs. Régions et opérateurs financent ; collectivités locales accompagnent les sites. Les industriels répondent de leurs achats et stocks.
Bénéfices et suivi : moins de ruptures et d’interventions d’urgence, davantage de capacités maîtrisées. Mesurer concentration, délai de remplacement, coût de résilience et activité créée.