Objectif : réduire durablement le prix des produits essentiels et les coûts logistiques avec une stratégie adaptée à chaque territoire.
Ce qui existe : boucliers qualité-prix, observatoires des prix, contrôles de concurrence et soutiens aux filières locales. La proposition articule ces outils autour des coûts vérifiables, sans organisme supplémentaire.
Actions :
• Dans chaque territoire volontaire, suivre vingt produits ou catégories essentiels en s’appuyant sur les paniers existants.
• Décomposer autant que possible prix de départ, fret, assurance, stockage, taxes et distribution. Protéger les secrets commerciaux tout en publiant des résultats agrégés.
• Ouvrir l’accès aux infrastructures logistiques lorsque des barrières injustifiées sont établies.
• Permettre achats et transports mutualisés aux petits opérateurs dans le respect de la concurrence. Vérifier que les économies bénéficient au consommateur.
• Regrouper les aides finançant les mêmes coûts de transport, équipement ou installation.
• Conditionner leur maintien à des effets mesurables sur les coûts, la continuité d’approvisionnement ou une production locale viable.
• Réexaminer produit par produit la fiscalité renchérissant les biens essentiels. Toute réforme de l’octroi de mer doit chiffrer ressources locales, protection des activités et répercussion sur les prix.
• Ne pas financer les compensations par une croissance hypothétique.
Chiffrage et financement : sur trois ans, viser une baisse de 5 % du prix réel du panier par rapport à l’évolution estimée sans réforme, et de 10 % des coûts logistiques des opérations pilotes. Ces cibles ne signifient pas la disparition de l’écart avec la métropole.
Redéployer les aides logistiques et économiques recensées territoire par territoire. Définir avant lancement investissements, exploitation et compensations fiscales éventuelles. Les régimes et enveloppes diffèrent entre outre-mer.
Responsabilités : État et autorités de concurrence traitent règles nationales et pratiques ; les collectivités ultramarines interviennent selon leurs statuts. Ports, transporteurs et distributeurs répondent des engagements contractuels. L’Union participe lorsque son droit ou ses financements sont concernés.
Bénéfices et suivi : davantage de pouvoir d’achat et de meilleures conditions de production locale. Publier prix comparables, disponibilité, logistique, marges agrégées et finances locales. Arrêter les aides sans effet démontré après une transition adaptée.