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Cahier de doléances · Économie

Problème n° 566

Aujourd'hui, il y a une vraie décorrélation entre le prix des baux (loyers) commerciaux et la réalité économique. Ce sont de petits artisans, commerçants ou entrepreneurs qui subissent de plein fouet cette dure réalité. Le problème est que la plupart de ces locaux, de ces bâtiments dans lesquels ils exercent leurs activités, sont généralement détenus par des personnes ou des sociétés disposant de patrimoines et de capitaux conséquents. Ces personnes ou sociétés les mettent parfois en concurrence avec des chaînes, des franchises qui ne disposent pas des mêmes moyens et surtout, qui ne battent pas sous pavillon français.

Il faudrait donc essayer de réguler, car entre la pression fiscale et normative de l'État et la pression de bailleurs souvent sans scrupules, ces entreprises sont littéralement en train de mourir. Sans parler de la concurrence avec les centres commerciaux situés en périphérie des grandes villes. Résultat, les petits commerces se meurent et les centres-villes perdent leur âme.

Que veut-on ? Des McDo, des Starbucks et des franchises impersonnelles en centre-ville ? Ou de véritables petits commerces de proximité, créateurs de tissu social et de valeurs ? Les bailleurs ont aussi leur rôle à jouer. Faut-il donc plafonner les baux commerciaux en centre-ville pour aider les petits commerces de qualité à survivre en centre-ville ?

Depuis Maine-et-Loire (49) · 4 octobre

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