Mis à part les militaires et les pompiers, qui risquent leur vie à chaque intervention, je ne comprends pas pourquoi le reste de la population n’a pas les mêmes règles concernant la retraite. Une loi des retraites basée uniquement sur les annuités me semble une solution plutôt raisonnable, mais l’idée de prendre en compte la pénibilité du travail mérite plus ample réflexion, car si ce terme n’est pas clairement défini il ouvre la porte à des interprétations excessives et injustes. Dans certains métiers, ne serait-il pas plus judicieux de prévoir une adaptation du poste de travail en fonction des années travaillées et des pathologies constatées, plutôt que de promettre un départ « prématuré » ?
Je m’explique : se plaindre de douleurs lombaires en tant que maçon n’est pas la même chose que souffrir des séquelles d’un traumatisme liées à la chute d’un échafaudage, souffrir d’anxiété liée au stress au travail ne devrait pas mener à des arrêts à répétition, mais à un contrôle de la médecine du travail sur le lieu du travail, travailler pendant la canicule en tant que jardinier ou ouvrier de BTP, le travail de nuit, le travail au contact de clients agressifs, … là où l’on parle souvent de pénibilité au travail, il s’agit bien souvent de problèmes organisationnels ou d’ergonomie, voire de problèmes de justice.
Par conséquent, un départ en retraite basé sur le nombre d’annuités et modulé en fonction d’une pénibilité correspondant à une définition stricte et bien raisonnée, tout en laissant à chacun une part de liberté quant à l’âge de départ, me paraît la meilleure solution pour assurer à notre système une pérennité bien méritée.
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 5673
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