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Cahier de doléances · Emploi

Problème n° 5687

J’aimerais parler des 35 heures. Dans mon parcours de vie j’ai connu le passage des 40 aux 39, puis aux 35 heures par semaine. Mais ce qui me semblait à l’époque un progrès me paraît aujourd’hui une source de problèmes importante.
En dépit des promesses d’une meilleure vie liée à plus de temps libre, j’ai l’impression que ce raccourcissement des heures de temps non seulement n’a pas augmenté la qualité de vie de la plupart des travailleurs, mais l’a au contraire diminuée. Il n’est pas vrai que lorsque nous travaillions 40 heures, voire plus par semaine nous étions plus productifs. La vérité est que nous prenions notre temps pour effectuer les tâches demandées. Aujourd’hui, sous prétexte que la semaine est courte, dans beaucoup de domaines le nombre de tâches à effectuer a augmenté drastiquement (il y a pour ça qu’à regarder ce que l’on a nos infirmières et aides-soignants ces jours).
Le résultat ? Une augmentation spectaculaire du stress au travail qui s’accompagne des troubles mentaux devenus un problème de santé publique. Là où fut un temps l’on prenait plaisir à travailler on est maintenant exposé à une source de mal-être.
Si l’on veut réellement parler d’une augmentation de la productivité en France, le temps de travail doit être rediscuté et si celui-ci est allongé cet allongement doit s’accompagner d’une augmentation du salaire et non d’une augmentation des missions.

Depuis Gers (32) · 15 octobre

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Solution n° 5688Niveau : État

Sans être connaisseur du monde syndical, il me paraît que les 35 heures sont considérées par les syndicats comme l’un des grands succès de leur travail et sont systématiquement présentées comme un progrès. Il s’agit donc d’un véritable dogme politique et idéologique qu’il sera difficile de remettre en question.
La solution pourrait se trouver dans la possibilité de négocier cet aspect du travail non pas sur le plan national, mais sur un plan local, voire même entreprise par entreprise. Peut-être avec un cadre légal de base laissant suffisamment de place à une adaptation aux conditions réelles sur le terrain.
Un chef d’entreprise n’a-t-il pas intérêt à ce que ses employés se sentent bien au travail afin d’assurer une meilleure productivité ? J’ai envie de faire confiance et aux travailleurs et aux patrons dans ce contexte.

Depuis Gers (32) · 15 octobre

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