Urbanisme, partage des voies
Les modes de transport urbains évoluent et les voies dédiées également. Cependant, il devient de plus en plus compliqué de partager la route sereinement, et je pense que le souci provient d’un manque de réflexion pratique sur l’usage des voies. Les pistes cyclables peuvent parfois, comme c’est le cas notamment à Toulouse, apparaître du jour au lendemain et couper des voies naturelles pour tourner (par exemple au sortir d’un pont la voie qui tourne à droite se retrouve soudainement coupée par une voie de vélo qui elle, poursuit vers la gauche). En les empruntant, chacun se sent dans son bon droit et chaque interaction devient difficile, alors même qu’elles se multiplient. Les règles qui étaient claires (les cyclistes doivent mettre pied à terre pour traverser, les feux rouges s’appliquent à tous les véhicules, les trottoirs n’accueillent pas de vélo) ont été abrogées, ce qui peut s’entendre au vu de l’évolution des pratiques, mais n’ont pas forcément été pensées pour une bonne intégration dans une mobilité globale. Cela devient dangereux, et on peut voir de jour en jour les crispations s’accentuer, ainsi que les comportements faisant fi de toute règle, face à l’absurdité de quelques-unes d’entre elles.