Je suis visiteur de prison bénévole dans une maison d’arrêt surpeuplée où les détenus sont 3 par cellule avec un matelas par terre, enfermés 23 h/24 h.
Il s’agit des personnes non jugées et qui, compte tenu des délais de procédures, peuvent rester là plusieurs années.
La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a beau alerter les pouvoirs publics sur cette situation et d’autres bien pires (Fresnes…), c’est le statu quo, voire l’inertie. Le code pénal prévoit la punition, la privation de la liberté et la mise à l’écart de la société, il n’est prévu nulle part que ça doive se faire dans les conditions d’indignité, d’insalubrité et de dégradation de l’être humain, quoi qu’il ait commis
Cahier de doléances · Justice
Problème n° 5804
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