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Cahier de doléances · Logement

Problème n° 582

Lorsque l'on entre dans un logement social à 30 ans, notre loyer correspond au tiers de nos revenus. 30 ANS plus tard, lorsque l'on est à la retraite, le ratio s'inverse, ce qui fait qu'il ne reste plus rien pour vivre. 1 000 € de retraite et 700 € de loyer.

Depuis Bouches-du-Rhône (13) · 4 octobre

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Solution n° 583Niveau : État

LOGEMENT SOCIAL : RENDRE LE SYSTÈME PLUS JUSTE
Une proposition citoyenne pour les locataires de longue durée, les retraités et les personnes seules

Une proposition née d'une situation très concrète : celle de personnes qui vivent depuis trente ou quarante ans dans un logement social et qui, arrivées à la retraite, voient leurs revenus diminuer alors que leur loyer continue d'augmenter.

Comment peut-on accepter qu'un locataire qui a payé son logement pendant trente ans puisse aujourd'hui consacrer la moitié, voire les deux tiers de ses revenus à son loyer ?

Je propose une réforme fondée sur un principe simple :

1. Créer un « loyer social après amortissement »

Lorsqu'un immeuble social a été largement ou totalement amorti, son loyer devrait pouvoir être réexaminé.

Ces logements ont souvent été construits grâce à des financements publics ou à des prêts bénéficiant de conditions avantageuses. Une fois le coût initial de construction largement amorti, il paraît légitime de s'interroger sur le maintien du même niveau de loyer.

Pour les locataires présents depuis plusieurs décennies, et particulièrement pour les retraités, le loyer pourrait être réévalué en fonction de leurs revenus. L'objectif serait de ne pas dépasser environ un tiers des ressources du ménage, après prise en compte des aides au logement.

2. Faire du logement social un accompagnement de toute une vie

Un locataire peut entrer dans un logement avec un salaire correct et terminer sa vie professionnelle ou entrer à la retraite avec des revenus beaucoup plus faibles.

Le logement social devrait pouvoir accompagner ces changements : retraite, veuvage, séparation, perte d'emploi ou diminution durable des ressources.

Le droit à un logement abordable ne devrait pas disparaître simplement parce que la vie a changé.

3. Ne plus oublier les personnes seules

Les célibataires sont trop souvent les grands oubliés du logement social.

Une personne seule ne dispose que d'un revenu pour payer son logement, son énergie, ses assurances, son alimentation et toutes les dépenses courantes. Un ménage disposant de deux revenus bénéficie d'une capacité financière bien différente, même lorsqu'il a un enfant à charge.

Il faudrait donc développer une véritable politique du logement social pour les personnes seules : davantage de logements adaptés à leurs besoins et une prise en compte plus juste de leur capacité réelle à payer.

Être seul ne signifie pas avoir moins besoin de solidarité.

4. Faire en sorte que l'argent économisé bénéficie à tous

Cette réforme pourrait également avoir un effet positif pour les finances publiques.

Si le loyer diminue pour les ménages modestes, le montant des APL nécessaires pourrait lui aussi diminuer. Le pouvoir d'achat ainsi libéré retournerait dans l'économie réelle : commerces, services, consommation locale et activité économique.

Du côté des bailleurs sociaux, l'objectif ne serait évidemment pas de fragiliser leur capacité à entretenir ou rénover leur patrimoine, mais de repenser leur financement. Les immeubles amortis pourraient permettre des loyers plus faibles, tandis que l'État pourrait faciliter le financement de nouveaux logements par des prêts à très long terme et à taux avantageux.

Une idée simple : après trente ans, le logement social doit redevenir pleinement social

Je ne demande pas un privilège pour les locataires de longue durée.

Je demande que l'on réfléchisse à un système dans lequel l'argent public qui a permis de construire ces logements continue à produire un bénéfice collectif, plutôt que de laisser certains ménages consacrer une part excessive de leurs revenus à leur logement alors même qu'ils ont payé pendant des…

Depuis Bouches-du-Rhône (13) · 4 octobre

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