Malheureusement, nous sommes des millions à constater que notre France est malade, à bout de souffle. Nous savons les limites et les failles de notre démocratie et de la 5e République prévue pour un président fort et une majorité à l’Assemblée nationale, mais pas pour une Assemblée nationale divisée en, au moins, 3 tendances politiques différentes. Alors que faire ? L’engagement de Natacha est honorable et courageux, mais comme j’ai pu le lire souvent dans les doléances, nous savons aussi qu’il sera vain s’il n’y a pas un changement profond de nos institutions avec une participation massive du peuple. En effet, nous sommes des millions à ne plus vouloir, comme par le passé, voter contre un parti politique. À ne pas souhaiter en 2027 devoir choisir entre la peste et le choléra. Pour cela, il faut proposer un changement radical de politique et mettre en place, sans aucune violence, un autre système politique, éducatif, de santé, économique, avec une vision à long terme pour la nature et le climat, pour l’agriculture, pour l’industrie, pour l’énergie, pour une immigration choisie et contrôlée…
Cahier de doléances · Démocratie
Problème n° 5897
1 solution proposée
Peut-être que la solution est de boucler cette boucle débutée en 1789 ; en supprimant tous les privilèges, avec plus de justice sociale, hommes-femmes, juridique, salariale, avec une réforme politique complète, vers une égalité fiscale plus juste, en rappelant aux citoyennes et aux citoyens que s’ils ou elles ont des droits dans ce pays, ils ou elles ont aussi des devoirs envers la France.
Nous devrions revoir le système jacobin pour un basculement vers un système girondin avec des régions un peu plus autonomes. Trouver une solution entre les deux systèmes. Faire en sorte que la gouvernance ne soit pas toute concentrée en haut de la pyramide, mais que la base puisse aussi proposer et décider pour le bien du peuple et du pays. Mettre fin à ce pouvoir vertical et le remplacer par un pouvoir horizontal, avec une démocratie participative (avec des assemblées citoyennes, avec des référendums) et une structure polycentrique. Un État fédéral et des régions fédérées mais unis par des lois régaliennes nationales, afin de partager les piliers fondamentaux de la nation.
Peut-être devrions-nous nous inspirer des idées de Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) et de son concept de démopédie (l’art et la science de l’éducation et de l’instruction du peuple afin qu’il puisse penser et agir par lui-même) ? Il prônait une révolution prolétarienne sans violence, pacifique en s’appuyant sur le temps et sur un peuple éduqué et instruit. Ses thèmes principaux : le mutuellisme, l’autogestion, le fédéralisme entre les régions, la décentralisation…
Par ailleurs, nous devrions penser à une 6e République plus juste et solidaire. Nous devrions aussi redéfinir ce qu’est « la liberté » et travailler pour « l’égalité entre les citoyennes et les citoyens », réunir au lieu de diviser, faire peuple…
Pour terminer : le 2 septembre 1792 Georges Jacques Danton (1759-1794) s’exprime devant l’Assemblée législative alors que la France révolutionnaire est envahie par les troupes prussiennes et autrichiennes et menacée de l’intérieur. « Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée ».
Quand verrons-nous cette révolution pacifique mais émancipatrice advenir ???
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