Notre système de retraite repose aujourd’hui sur des règles complexes, souvent perçues comme injustes, qui ne prennent pas suffisamment en compte la diversité des parcours professionnels, la pénibilité du travail ou les interruptions de carrière liées à la parentalité.
Le débat se concentre trop souvent sur le recul de l’âge légal de départ, alors que la véritable question devrait être celle de la reconnaissance du travail accompli tout au long de la vie et de la liberté laissée à chacun de choisir le moment de son départ.
Par ailleurs, les difficultés de financement ne peuvent être dissociées de la question de l’emploi, notamment chez les 18-40 ans. Plutôt que de demander systématiquement aux actifs de travailler plus longtemps, il faut aussi chercher à augmenter le nombre de personnes qui travaillent et cotisent.
Il devient donc nécessaire de repenser notre système autour de trois principes fondamentaux : la justice sociale, la liberté individuelle et l’équilibre financier, tout en préservant la solidarité entre les générations.