Nos têtes pensantes ne sont tournées que vers les études supérieures, mais qu’en est-il de ceux qui n’en ont pas les capacités, devons-nous continuer à considérer l’enseignement professionnel comme un dépotoir alors que nos entreprises n’arrivent pas à trouver des ouvriers qualifiés ? C’est une voie aussi noble que les autres études et dont nous avons besoin. Un exemple parmi tant d’autres : j’ai reçu un jour un jeune envoyé par une école qui faisait de l’alternance, il ne voulait plus étudier mais il voulait travailler. Son professeur m’avait dit que pour lui c’était ça ou rien ; je lui ai donc fait visiter nos ateliers et lui ai proposé de retourner à l’école et de venir en alternance se former dans nos ateliers. Il a en définitive été du CAP jusqu’à un BTS en électromécanique et nous l’avons embauché.
Nos entreprises ont besoin de ces formations professionnelles du CAP au BTS et même plus, ce n’est pas un cul-de-sac. Regardons ceux qui ont permis de rebâtir Notre-Dame partiellement détruite par un incendie. Des tailleurs de pierre, des charpentiers, etc.
Je ne dénigre pas ceux qui ont la possibilité de faire des études supérieures mais de dire que l’on peut très bien s’en sortir en empruntant d’autres voies.
La question à se poser : quel devenir va nous apporter l’IA ? Le monde politique sur ce domaine n’en parle pas.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 6212
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