Je suis directeur d’un établissement qui accueille des personnes avec un handicap psychique sévère. Dans notre secteur, c’est la convention de 1966 qui s’applique. Les grilles de salaires ont été fixées à ce moment-là avec un indice en fonction de la profession exercée et de l’ancienneté. Le taux indiciaire est actuellement de 3,93 €.
Le problème est que ces grilles indiciaires n’ont jamais été revues depuis 1966. Bon nombre de professions commencent en dessous du SMIC et les salariés touchent une « prime de rattrapage » pour atteindre le SMIC. Par ailleurs, chaque augmentation du SMIC provoque mécaniquement, puisque les grilles ne sont pas réévaluées, pour les uns ; une durée plus longue en dessous du SMIC et pour les autres, un écart de leur salaire avec le SMIC qui diminue.
Les conséquences sont multiples, carrières à l’arrêt, ancienneté non reconnue, attractivité en berne, démotivation, paupérisation des travailleurs, non-reconnaissance, salaires insuffisants pour subvenir à ses besoins et ceux de ses proches.
Cahier de doléances · Emploi
Problème n° 6216
1 solution proposée
Cela fait 30 ans que les partenaires sociaux doivent réviser ces conventions mais ils n’arrivent pas à s’entendre. Soyons clairs, le secteur du handicap est une réelle délégation de service public, relevant même des fonctions régaliennes de l’État. Il est grand temps que celui-ci prenne ses responsabilités sur ce sujet en prenant le toilettage conventionnel à bras-le-corps et à son compte afin de permettre aux travailleurs de cette branche d’être rémunérés à la hauteur de leur travail difficile et de leur investissement exemplaire.
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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