Aujourd’hui, passée de l’autre côté du micro, Mme Polony, vous mesurez sans doute combien le débat politique est devenu impossible dans les médias traditionnels. La cause principale en est le partisanisme et le manque flagrant de déontologie de nombreux intervieweurs, à commencer par le non-respect le plus élémentaire de l’invité.
Les journalistes s’écoutent parler, déroulent un récit orienté et, à peine la question posée, coupent la parole, empêchant l’intervenant de développer sa réponse. Cette agressivité permanente est insupportable, frustrante et étouffante pour le citoyen qui cherche à s’informer. La vraie liberté d’expression a disparu du paysage audiovisuel.
Face à ce verrouillage, les Français se tournent vers les réseaux sociaux par soif de liberté, mais cet espace saturé de fausses informations finit lui aussi par tout décrédibiliser. Au final, il ne reste plus aucun espace de débat serein et démocratique.
Cahier de doléances · Médias
Problème n° 6271
1 solution proposée
Pour revitaliser la liberté de la presse et garantir un débat démocratique digne, il faut agir sur deux leviers indissociables : l’indépendance financière et la déontologie journalistique.
D’une part, il est urgent de libérer la rédaction des médias de l’emprise des grands groupes d’intérêts et des idéologies financières en encadrant strictement la concentration de la propriété des médias. D’autre part, il faut imposer le respect d’une charte de déontologie contraignante, contrôlée par un organisme indépendant.
Cette déontologie doit commencer par une règle simple : le respect du temps de parole et de la réponse de l’invité. Redonner la possibilité d’expliquer une pensée complexe sans interruption permanente est une première mesure indispensable pour réconcilier les Français avec l’information.
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