Les enseignants sont confrontés à des injections contradictoires de la part de la hiérarchie directe, qui elle-même doit appliquer des directives qui viennent des instances hiérarchiques encore supérieures, sans se préoccuper de la faisabilité et de la pertinence des mesures énoncées. Les programmes s’inscrivent dans le court terme au gré des changements de ministres alors qu’ils devraient être pensés sur le long terme.
Alors qu’un certain nombre d’enfants arrivent au collège sans maîtriser les savoirs de base en français (lecture, compréhension, orthographe, grammaire) et en mathématiques, il est demandé aux professeurs des écoles d’enseigner une langue étrangère dès la maternelle. Il serait préférable de consacrer ce temps à renforcer les savoirs fondamentaux.
Les enseignants du premier degré doivent aussi consacrer des heures de cours à l’acquisition de compétences qui relèvent plus de l’éducation au sein des familles que des missions de l’école : hygiène dentaire, sécurité routière, habillage… Ceci se fait au détriment de l’enseignement de savoirs fondamentaux.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 6359
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