La France fait face à une perte de souveraineté alimentaire et à une précarité croissante de ses agriculteurs. Le coût élevé de l’alimentation locale pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs, tandis que les producteurs subissent des marges trop faibles, la concurrence internationale déloyale et une lourdeur administrative.
Cahier de doléances · Agriculture
Problème n° 6420
1 solution proposée
1. Comment faire baisser les prix des produits locaux tout en payant mieux les producteurs ?
Raccourcir les circuits de distribution : réduire le nombre d’intermédiaires entre la ferme et l’assiette pour reverser une plus grande part de la valeur ajoutée au producteur tout en modérant le prix final.
Encadrer les marges de la grande distribution : renforcer les contrôles sur la grande distribution et les industriels pour interdire les ventes à perte des agriculteurs et l’écrasement des prix de réserve.
Massifier la commande publique : imposer un approvisionnement à 100 % local et de saison dans la restauration collective (cantines, hôpitaux, armées), offrant des débouchés stables et à volumes élevés qui font baisser les coûts de production.
2. Comment soutenir directement l’ensemble des filières (légumes, viande, pêche, etc.) ?
TVA réduite sur le « produit en France / local » : appliquer une fiscalité avantageuse sur la nourriture locale et de saison pour la rendre immédiatement plus attractive que les produits importés.
Protections aux frontières (clause miroir) : interdire l’importation de produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes sanitaires, environnementales et sociales que les produits français.
Soutien à la transition et allègement des charges : baisser les charges patronales et administratives sur la main-d’œuvre agricole, et financer l’adaptation face au changement climatique (gestion de l’eau, matériel moderne).
3. Comment continuer à promouvoir notre excellence à l’international (vins, spiritueux, fromages) ?
Défense absolue des AOP/AOC et IGP : protéger nos savoir-faire régionaux contre les contrefaçons et valoriser l’origine d’exception sur les marchés mondiaux.
Diplomatie gastronomique et économique : soutenir l’exportation de nos produits phares en levant les barrières douanières abusives à l’étranger et en promouvant le patrimoine culinaire français.
Innovation dans la tradition : aider nos fleurons (viticulture, brasserie, élevage d’élite) à s’adapter aux nouvelles attentes (bio, bas carbone, sobriété) sans altérer la qualité ni l’identité du produit.
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