Tous les problèmes évoqués concernant « l’école » au sens large ne font référence, pour leur immense majorité, qu’à des sujets récurrents : difficultés rencontrées par les enseignants, salaires des enseignants inférieurs à ce qui se pratique dans les pays comparables à la France, rythmes scolaires ne favorisant pas les apprentissages, programmes déconnectés des réalités, niveau des élèves en baisse, etc. Tous ces constats sont vrais et imposent une (réelle) remise à plat de notre système éducatif.
Pour autant, il n’est jamais question des conditions dans lesquelles certains personnels de l’éducation exercent leurs missions. Je veux parler des personnels administratifs. Ils sont très minoritaires en effectifs (trois ou quatre dans chaque collège, une petite dizaine dans chaque lycée – souvent moins), ils œuvrent dans l’ombre et en toute discrétion, ils revendiquent très peu et personne ne sait exactement (ni ne s’intéresse à) ce qu’ils font. Leurs conditions de travail sont structurellement dégradées (outils numériques mal conçus, inadaptés et inopérants, effectifs en tension permanente, heures supplémentaires systématiques et jamais rémunérées). Bref, ils sont invisibles et globalement assez mal considérés (parfois au sein même de leurs établissements) : les oubliés. Quantité négligeable en somme…
Et l’on aborde le fond du problème : la crise des vocations.
De moins en moins de candidats pour occuper ces postes à l’avenir et parmi ceux qui les occupent aujourd’hui, beaucoup font leur possible pour quitter le navire (lequel est en train de sombrer depuis quelque temps d’ailleurs !). Alors que faire ?
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 6422
1 solution proposée
Refonder l’école est une nécessité vitale pour la nation et cela passe d’abord par tous les champs pédagogiques : programmes (revenir aux fondamentaux, éliminer les options inutiles car sans débouchés…), enseignants (revalorisation salariale, formation…), etc. Je ne m’étendrai pas sur ces questions car beaucoup a été dit et je pense qu’à travers toutes les contributions, nous avons la matière en quantité et en qualité pour proposer une alternative à la voie sans issue actuelle. Je me concentrerai donc sur le sort des personnels administratifs, absolument nécessaires à la mise en œuvre de tout projet qui concerne l’éducation :
1. Il faut rendre le métier réellement attractif. Cela passe d’abord par un alignement des rémunérations (indiciaires + indemnitaires) avec les personnels des autres ministères ; de même, les efforts doivent être reconnus (paiement des heures supplémentaires).
2. Doter les services des établissements d’outils numériques adaptés (c’est-à-dire développés à partir des retours d’expérience du terrain) et conçus « maison », au lieu de faire appel à des sociétés privées qui vendent (très cher !) des produits mal conçus, pas adaptés et peu efficaces.
Proposer une solution à ce problème
Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
Partager cette page
Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.