Dans les grandes institutions de l’État, l’administration s’est développée de façon tentaculaire et prend le pouvoir sur les professionnels qui ont en charge les missions. La conséquence est la dérive vers une gestion par l’argent et la rentabilité individuelle de chaque sous-élément de l’institution, dégradant lourdement le service à la nation, pour lequel elle a été créée. Deux exemples :
- l’hôpital où les médecins ont perdu le pouvoir, la gestion se fait par la rentabilité financière de chaque lit et non pas par l’importance des soins à apporter à chaque patient
- l’université où le directeur général des services (GDS) est trop souvent devenu le numéro 1 bis à côté du président, qui est un universitaire. Dans une université les enseignants-chercheurs sont aujourd’hui placés hiérarchiquement au-dessous des hauts gradés de l’administration, dont le rôle est pourtant de s’assurer que les services administratifs et techniques de l’établissement sont mis efficacement au service des missions de l’université : créer des savoirs (la recherche) et diffuser les savoirs par l’enseignement (notamment auprès des jeunes générations afin de construire des citoyens bien dans leur être social et professionnel).
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 6522
1 solution proposée
Dans toutes les institutions de l’État : redonner le pouvoir à ceux qui portent les missions : par exemple aux médecins dans les hôpitaux, aux universitaires exclusivement dans les universités, en y supprimant notamment les DGS qui, par leur salaire et les conséquences de l’exercice du pouvoir, coûtent beaucoup trop cher.
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